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Ses personnages n'étaient pas ouvertement en faveur ou contre l'ancien régime communiste , ils ne sont pas non plus excessivement enthousiastes avec la nouvelle société. Ils se contentent de suivre leur vie, jonglant tant bien que mal avec les nouvelles règles du capitalisme. Ignorants, solitaires et déboussolés, les personnages d'Ingo Schulze vont affronter le chômage et l'injustice, le racisme et l'individualisme exacerbés. Ils ne vont rien comprendre à ce qui leur arrive, mais la clairvoyance n'est pas le premier de leurs soucis.
Idem pour le lecteur. Il faut continuer à vivre. Une fatalité. Et, sans remède, les plus grandes et douloureuses trahisons auront lieu, insensiblement insérées dans le calme et la routine. C'est prévu. L'auteur nous avertit dès le titre de ce deuxième roman. Il s'agit "d'histoires sans gravité", qui flottent dans l'air de la province est-allemande, avec douceur, en attendant innocemment un lendemain, qui sait, si tragique ?
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