Regards Septembre 1999 - Supplément

GRAINS DE SEL
Notes pour un congrès

Par Francis Combes *


"Congrès est un mot malin", disait Eluard qui devait penser au Kama Sutra. (Il n'y a pas d'amour sans contradiction ni sans frictions)

Nous avons connu la fable de ceux qui sans prendre le pouvoir se firent prendre par lui. Sans doute leur vie changea mais la vie, ils ne la changèrent pas.

A l'Ouest comme à l'Est : finir en gestionnaires d'affaires qui ne sont pas les leurs, triste fin pour des révolutionnaires (et qui n'évite pas le risque de banqueroute)

Etat du monde : un globe divisé par la globalisation. Le nouvel ordre crée le désordre.

les communistes s'ils n'ont pas peur de poser les questions qui divisent * peuvent réunir.

*(par ex : celle de la propriété et du contrôle des moyens de production et de communication)

Définition. "Nouvel âge de la démocratie", ou même, "Démocratie" : l'idée nouvelle serait d'en faire le pouvoir du peuple.

Une autre idée nouvelle, (qui ferait un bon programme) : "Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés , unissez-vous !"

Paradoxe : les communistes qui se veulent internationalistes sont le seul courant politique à ne plus disposer d'internationale.

Question : A quand la Cinquième dont parlait Maïakovski ?

Constat : Pour sauver le parti bolchevik Lénine suspendit le droit de tendance. (Ce qui finit par causer sa perte).

Proposition : Pour sauver le parti, ne pas instaurer le droit de tendance, le reconnaître.

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