Regards Juin 1999 - Le sens des connaissances

Unesco
La science pour le XXIe siècle : un nouvel engagement

Par Jean-Claude Oliva


Tel sera l'intitulé de la conférence mondiale sur la science, organisée par l'Unesco du 26 juin au 1er juillet à Budapest. D'emblée, le projet de déclaration souligne "l'urgence d'utiliser le savoir des sciences exactes, naturelles et sociales pour satisfaire les besoins des êtres humains". Le projet constate les avancées bénéfiques comme les profondes inégalités voire les catastrophes et les menaces nouvelles qui sont nourries par le développement des connaissances scientifiques. Aussi "le besoin se fait sentir d'un débat démocratique vigoureux sur les dimensions éthiques, culturelles environnementales, et socio-économiques du savoir scientifique". C'est le sens de l'initiative de l'Unesco, devant conduire les scientifiques et les gouvernants à adopter "un nouvel engagement". La déclaration mondiale sur la science et l'agenda-cadre d'actions qui devraient être adoptés à cette occasion s'articulent autour de quatre axes : la science pour le savoir et le savoir pour le progrès, la science pour la paix, la science pour le développement, la science dans la société et la science pour la société. Il est significatif que l'égalité d'accès – on pourrait dire l'accès tout simplement – au domaine des sciences n'apparaisse pas seulement comme un impératif social et éthique de développement humain, mais aussi comme une nécessité pour l'essor du potentiel scientifique et une garantie quant à son contenu. La science – et quelle science ? – peut continuer à se développer de façon exponentielle si le fossé des inégalités continue à se creuser ? L'heure est à établir un nouveau contrat entre sciences et société.

 

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