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Planète livres Par Manuela Chao |
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| Socialistes et Américains |
| Qui sont les Socialistes démocrates d'Amérique ? Questions internationales apporte sa pierre à la connaissance d'une mouvance politique le plus souvent ignorée du grand public, qui compte 10 000 membres en 1994 contre 7 000 en 1982, auquel il faudrait rajouter les 1 000 adhérents à l'organisation spécifique de la jeunesse. Avec les Democratic socialists of America, nous avons affaire au plus important mouvement socialiste américain. Intégré au Parti démocrate, adhérent à l'Internationale socialiste, organisateur de nombreux colloques, le DSA participait à son tour au 150e anniversaire du Manifeste du Parti communiste, à Paris. Promoteur d'une "solidarité internationale consacrée à l'amélioration des standards de vie sur le globe, plutôt qu'au nivellement au nom de la maximalisation des profits et de l'efficacité économique", ce parti prône également une stratégie de gauche élaborée avec les citoyens, forts de nouveaux droits démocratiques. On lira par ailleurs avec intérêt dans cette livraison le point sur les guérillas en Colombie. |
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Questions internationales,
(oct-nov-déc. 98)BP 95 - 92153 Suresnes Cedex. |
| My son the Fanatic |
| Retour sur la genèse du film, My son the Fanatic, par l'écrivain Hanif Kureishi qui en a écrit le scénario, dans le n° 16 de la Revue, de la CFDT. Autrement dit, retour sur le fondamentalisme religieux. Lui même Indo-Pakistanais, Hanif Kureishi s'est interrogé sur les réactions des jeunes qui l'entouraient : "Comment se faisait-il que ces jeunes, élevés dans une Grande-Bretagne laïque, se tournent vers une forme de croyance leur interdisant les plaisirs de la société où ils vivaient ?" De cette introspection politico-religieuse est né ce film, sorti en 1997 en France, où il a connu un succès mitigé. Dommage. Mais l'article en dit suffisamment long pour s'intéresser également à la façon dont un homme de lettres comprend le réel et le projette en des personnages et des mots qui vont pousser à la réflexion. "J'ai toujours pensé que le fondamentalisme mulsulman avait profondément tort, écrit H. Kureishi. (...) Pour un écrivain, il n'y a pas une histoire unique, qui mettrait fin à toutes les autres, où tout serait dit, mais autant d'histoires qu'il le désire, servant toutes sortes d'objectifs, parfois aucun. Et il ne faut pas oublier que le plus grand livre de tous les temps, peut-être, les Mille et une nuits, comme le Coran, a été écrit en arabe. Cette créativité, cette genèse de quelque chose qui n'existait pas avant, est une autre forme d'affirmation de l'humain". |
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