Regards Avril 1999 - Les Idées

Préhistoire
Pluralité des origines

Par Jean-Claude Oliva


Après une série de nouvelles découvertes, les modèles scientifiques communément admis pour les origines de l'homme montrent leurs failles. De nombreuses critiques mettent aussi en évidence les conceptions qui ont prévalu dans la construction de ces modèles. Une floraison d'ouvrages tentent de fournir une nouvelle cohérence qui ne peut ignorer ni les données de la science ni le poids des mentalités ni la contingence du parcours de chaque scientifique.

 

Dans son dernier ouvrage, l'Homme des origines, la philosophe et historienne des sciences Claudine Cohen produit une grille de lecture générale concernant "les savoirs et fictions" en préhistoire, une histoire des idées au sens le plus large c'est-à-dire les conceptions, les représentations, les mentalités. "Au delà même de leur intérêt scientifique tous ces témoins de l'ancienneté de l'Homme (...) gardent quelque chose d'émouvant et de précieux, de fascinant et de sacré : leur conservation, leur contemplation et leur étude sont aujourd'hui comme les rites d'un culte laïcisé que nous rendons aux reliques de nos ancêtres" (p. 49). Elle discerne même des héritages des conceptions diluviennes (du Déluge au sens propre) dans certains débats d'aujourd'hui. "En France on assiste au retour d'une vision orthogénétique (c'est-à-dire linéaire et menant nécessairement à l'Homme actuel qui en serait l'aboutissement) de l'évolution humaine plus ou moins inspirée de Teilhard de Chardin." (p. 49)

 

De la vision de Teilhard de Chardin

Le célèbre jésuite proposait une vision spiritualiste de l'évolution comme une ascension irrésistible vers la rencontre de la matière et de l'esprit qui se réalise en l'homme. Voir par exemple les thèses de Dambricourt-Malassé publiées à la une de la Recherche. Ou encore "des lectures de l'art paléolithique qui font une place centrale à la magie et aux rituels du chamanisme", référence cette fois à David Lewis Williams et Jean Clottes dont nous reparlerons plus loin. Le lien entre expression artistique et religion de l'Homme préhistorique est d'autant plus fragile que si l'art paléolithique remonte à 30 000 ans, les traces de rites funéraires (sépultures) remontent à 90 000 ans. Et on peut penser que cette croyance en une vie dans l'au-delà est bien trop récente pour caractériser l'Homme (p. 75).

Penser l'Homme dans le règne animal a constitué aussi une dimension essentielle de l'émancipation du dogmatisme religieux. Claudine Cohen note avec justesse (p. 53) que toute une tradition de recherches s'est efforcée de préserver la singularité de l'homme dans le monde animal en lui attribuant certaines qualités ou facultés qu'il serait le seul à détenir. Et que cette différence est aujourd'hui fortement remise en cause. Mais on peut douter que l'enjeu des débats actuels sur la spécificité humaine soit encore de se dégager de la matrice religieuse, spiritualiste. A condition bien évidemment de ne pas considérer que la seule conception de la conscience soit celle qu'en donne Jean-Paul II.

S'agissant de l'Homme, Claudine Cohen explore l'impasse du "Rubicon cérébral" et de toutes les tentatives de le caractériser sur des critères exclusivement anatomiques. "Au nom de cet a priori, on a souvent refusé que certains hominidés auxquels on voulait nier la possession d'une “ conscience ” proprement humaine aient pu fabriquer des outils même lorsqu'on les trouvait associés parfois dans les mêmes sites" (p. 71).

 

... à la classification biologique

Si Claudine Cohen souligne avec raison que "les premières industries de pierre connues sont probablement l'oeuvre des australopithèques" (p. 76) et pas du genre Homo défini au sens anatomique, et de noter "à l'origine, c'est la permanence et l'abondance de cet outillage qui caractérise l'Homme parmi les primates", il n'empêche qu'elle fait la part trop belle (p. 76) à l'utilisation d'outils par les grands singes, tarte à la crème des sociobiologistes, sur laquelle il n'y a rien de nouveau ni de vraiment probant. L'écueil principal semble bien de s'engager aujourd'hui dans un nouveau réductionnisme qui éluderait la double nature indissociablement biologique et culturelle de l'existence humaine (p. 79) sur laquelle conclut néanmoins la philosophe. Le chapitre sur "le sexe et l'érotisme pendant la préhistoire" abonde en ce sens. De Freud jusqu'aux anthropologues actuels, la sexualité humaine se distingue de celle des autres mammifères. A ce sujet, on peut lire aussi le très drôle et très argumenté Pourquoi l'amour est un plaisir de Jared Diamond (Hachette Littératures, 1999). Pour connaître la sexualité humaine à ses origines "l'art est peut-être une voie royale d'accès à la pensée de nos ancêtres" (p. 84). Mais Claudine Cohen souligne les faiblesses de l'étude de l'art préhistorique qui n'est pas constitué en discipline "l'approche de l'art du paléolithique peut être un lieu privilégié de projection de nos propres cadres mentaux sur les cultures des hommes du passé". Claudine Cohen se réclame de l'héritage du préhistorien français André Leroi-Gourhan (dont elle précise de façon critique l'apport dans la lecture d'un système symbolique dans l'art pariétal, p. 105) et du paléontologue américain Stephen Jay Gould, mais la description et la juxtaposition de points de vue contradictoires ne suffit pas à produire une pensée dialectique. A preuve l'extrême flou des conclusions sur la notion de "race" (pp. 174-175). A l'aise dans l'histoire des idées, la confusion domine quand il s'agit d'aborder les enjeux scientifiques actuels. Dire que "la médecine fait de la race un concept opératoire pour le choix de certains traitements" semble abusif. De même que l'affirmation "la paléontologie humaine continue de désigner des races d'hominidés fossiles" oublie allégrement la notion de "paléoespèce" des paléontologistes.

Après le mythe du premier Homme c'est-à-dire tout ce qui touche aux origines lointaines, Claudine Cohen aborde "l'invention des races humaines" qui pourrait s'intituler aussi les aventures de la diversité à travers les âges. Claudine Cohen s'attarde sur le Telliamed, un texte qui circula à partir de 1720 sous le manteau, "qui participe d'une véritable révolution dans l'histoire des idées" se dégageant de la chronologie biblique en introduisant une durée immense et de la causalité miraculeuse avec une place accordée au hasard et à l'histoire et des tentatives de trouver des liens de parenté et des descendances entre les espèces, ouvrant la voie à une histoire naturelle de l'homme sur fond d'une histoire de la nature. Claudine Cohen fournit une étude fouillée de l'histoire de l'idée de race. Elle note que si Darwin continue de parler de "races inférieures", il n'accorde pas de signification évolutive à la variabilité humaine, ces variations échappent à la sélection naturelle et sont donc insignifiantes. Par contre, Claudine Cohen note le lien étroit entre la hiérarchie des races humaines et l'eugénisme. Dépassant une approche purement descriptive et typologique, la génétique des populations (pp. 165-166) élabore la notion biologique et historique de population, c'est-à-dire un ensemble d'individus entre lesquels un échange effectif de gènes a lieu. Du coup, la continuité génétique l'emporte : les différences entre populations sont du même ordre que les différences individuelles. Cette diversité humaine permet du coup un regard différent sur nos origines et fait voler en éclats les hiérarchies qui ont longtemps prévalu entre les hommes fossiles selon leur apparence physique. Abordant lui aussi l'histoire de sa discipline dans le Genou de Lucy, Yves Coppens montre aussi le poids des idées préconçues qui ont longtemps fait chercher des ancêtres très anciens aux traits les plus modernes possibles et conduit à rejeter de l'ascendance de l'Homme tout ce qui paraissait s'éloigner de nos canons actuels... L'Homme de Néanderthal, l'Homo erectus puis les Australopithèques ont tour à tour fait les frais de ces préjugés.

 

Des fictions de Victor Hugo

Incontestablement plus à l'aise dans les représentations de la préhistoire, Claudine Cohen analyse les fictions de la préhistoire de Victor Hugo aux romans préhistoriques à vocation didactique, tradition obligée des préhistoriens français de l'abbé Breuil à Yves Coppens. "Le paradoxe du roman préhistorique, c'est (...) d'une part la volonté de reconstruire la vie quotidienne dans ces périodes et d'autre part de retracer sur la longue durée des temps géologiques le devenir de l'humanité." Cela dit, le genre a un bel avenir devant lui. La preuve par le dernier ouvrage de Coppens s'attachant tout à la fois à relativiser le mythe qu'il a largement contribué à construire autour de l'australopithèque Lucy qui n'est pas "la plus vieille femme du monde", mais "le squelette le moins incomplet d'une préhumaine parmi les plus anciennes" (p. 179), et ne pouvant s'empêcher de continuer à le célébrer. Avec le Genou de Lucy, Yves Coppens, professeur au Collège de France, livre un (dernier ?) plaidoyer pro domo pour son scénario de la Rift Valley faisant de l'Afrique de l'Est le berceau de l'humanité avec en vedette Lucy, un Australopithèque vieux de 3,2 millions d'années. Une théorie sérieusement ébranlée par de plus récentes trouvailles. Qu'on en juge. Ron Clarke a découvert le squelette presque complet et le crâne de "little foot", un australopithèque vieux de 3,5 millions d'années en Afrique du Sud. Meave Leakey a mis au jour au Kenya l'Australopithecus anamensis, vieux de 4,2 millions d'années, mais qui semble plus proche de nous que Lucy. Et Michel Brunet a découvert Abel, un australopithèque vieux de 3,5 millions d'années, aux caractères plus proches de l'Homme et qui plus est, dans une région boisée, en Afrique de l'Ouest !

Aussi la remise à jour devenait indispensable pour essayer d'intégrer les éléments (apparemment ?) contradictoires à son propre scénario, pour expliquer les récentes trouvailles à l'Ouest et au Sud. Ainsi un déploiement à partir de Lucy qui n'est plus la plus ancienne créature (ni l'ancêtre du genre Homo pour lequel l'Australopithecus anamensis semble un meilleur candidat), mais à laquelle Yves Coppens reconnaît néanmoins toutes les qualités (pré)humaines possibles et accorde une position centrale, à l'origine de la branche orientale et du déploiement vers le Sud. Tant pis pour la datation, Lucy s'accroche aux branches : le fameux genou prouve ses capacités arboricoles et en fait l'ancêtre des australopithèques de l'Est. Tandis qu'un autre rameau de la branche orientale (anamensis) serait à l'origine du déploiement vers l'Ouest et du genre Homo. Yves Coppens n'en démord pas, les australopithèques les plus anciens doivent se trouver à l'Est et justement il a des candidats à l'origine des Australopithèques entre 6 et 8 millions d'années.

Quant au fond de l'explication, il demeure inchangé, une variation des conditions géologiques et climatiques entraîne une évolution différenciée à l'Est et à l'Ouest de l'Afrique. Avec Coppens, nous sommes dans un processus exclusivement biologique sous la pression des changements climatiques. Aux Australopithèques afarensis (Lucy) et anamensis, qui coexistent (ou ne forment qu'une espèce) entre trois et quatre millions d'années, succèdent selon lui l'Australopithèque robuste et la lignée Homo, deux réponses différentes (l'une plus athlétique comme son nom l'indique, l'autre avec un plus gros cerveau) au pic d'assèchement. Pourtant les premiers outils, contemporains des Australopithèques, indiquent le rôle dès cette époque d'un nouveau mécanisme évolutif où le culturel devient prédominant (pp. 59-60) mais Coppens se satisfait d'une explication strictement biologique (qu'il reconnaît lui-même réductrice) des origines. Le genre Homo ne fait pas l'Homme, reconnaît-il, mais qu'est-ce que l'Homme ? Pour lui, l'événement central reste l'assèchement progressif de la vallée du Rift qui déclenche tout : apparition de la conscience, des outils, de la société langage... La définition du genre Homo, anatomique, ne prend pas ces éléments en compte, celle de l'Homme les prend tous en compte mais comme on ne sait pas les situer précisément, elle échapperait au paléoanthropologue. La définition de l'Homme se limite-t-elle à des critères biologiques ? On touche là une question fondamentale qui est au coeur d'un débat mené avec l'anatomiste Michel Sakka et l'homme d'Eglise Gustave Martelet pour un numéro spécial de la revue Historia. Pour Michel Sakka "les caractères anatomiques sont nécessaires mais ne suffisent pas. L'animal préhumain devient un homme non par son squelette mais par des caractères sociaux et culturels : le travail, le partage de la nourriture, la fabrication des outils".

 

... au célèbre genou de Lucy

Dans l'Homme premier, Henry de Lumley, directeur du Museum national d'histoire naturelle et du musée de l'Homme, est catégorique : "aucun de ces groupes (d'Australopithèques) n'a jamais franchi le seuil d l'hominisation et ne peut être considéré comme véritablement humain". Il leur manque le langage articulé, impossible vu leur anatomie, et les outils que Henry de Lumley préfère attribuer aux plus anciens représentants du genre Homo. Manifestation du fameux préjugé qui établit une hiérarchie entre les hommes fossiles suivant leurs apparences physiques ? Les Australopithèques ne partageraient avec les humains que "la station érigée bipède" (p. 29) qui constituerait "le fait essentiel" du "processus évolutif", les changements environnementaux étant relativisés. Aussi Henry de Lumley situe vers 2,5 millions d'années le premier Homme qui "se caractérise par l'acquisition du langage articulé, l'invention de l'outil et les premiers campements de base". L'évolution est-elle orientée ? Yves Coppens évoque "un mécanisme subtil (...) capable de recevoir l'information du milieu (...) pour provoquer dans la bonne direction (...) les mutations". Yves Coppens refuse la contingence. Pourtant, si les dernières découvertes de la biologie moléculaire laissent entrevoir qu'un changement brusque de l'environnement peut inactiver des molécules qui répriment les mutations et donc provoquer un fort accroissement de celles-ci (voir "Quand le stress de la mouche bouleverse la théorie de l'évolution" dans le Sens des connaissances de Regards n° 43), de là à envisager une "direction" de ces mutations, il y a un pas qui semble difficile à franchir !

Avec La plus belle histoire de l'Homme, nous abordons un récit à plusieurs voix : "la conquête du territoire" par Homo erectus, il y a 1,5 million d'année avec André Langaney, généticien des populations ; "la conquête de l'imaginaire" au temps des grottes ornées, il y a 30 000 ans, avec Jean Clottes, conservateur général du Patrimoine et "la conquête du pouvoir" avec l'homme sédentarisé au néolithique, avec Jean Guilaine, professeur au Collège de France. André Langaney souligne "la continuité entre nos ancêtres primates et nous-mêmes" (p. 22) : l'Homme, "c'est un singe", pour preuve la quasi-similitude (à 999 pour 1 000) entre l'ADN du chimpanzé et celui de l'homme. Mais la ressemblance de l'ADN humain avec l'ADN de lapin est de l'ordre de 80 % (pp. 22 et 23) : c'est donc un lapin ? Et cette identité ne se retrouve déjà plus au niveau des chromosomes et que dire du génome que nous n'avons pas encore fini de déchiffrer ? Toujours est-il que, pour André Langaney, la seule chose qui distingue radicalement l'homme, c'est le langage. Jean Clottes insiste, bien évidemment sur l'art, soulignant : "l'art existe dès que l'homme transforme la réalité à travers l'image mentale qu'il s'en fait" (p. 66). Une définition très large qui implique qu'"on ne peut pas dater le premier geste (...) ce n'est pas un événement mais une très longue chaîne d'actes infimes qui se perdent dans la nuit des temps". Cette insistance sur la dimension de projet fait écho à la notion de "conscience réfléchie" utilisée par Michel Sakka à propos de l'outil notamment : "Je ne connais pas d'autres espèces que les hommes qui fabriquent un outil" (ouvrage cité p. 176) ; l'homme "a tout un projet conscient dans la tête avant de faire un instrument" (p. 174). Une conception que semble partager Henry de Lumley pour lequel l'outil est "le témoignage d'une pensée conceptuelle spécifiquement humaine" (p. 44, ouvrage cité).

 

... et à l'art des chamanes

Matière à débat aussi quand Jean Clottes décrit l'art préhistorique comme une "véritable religion" (p. 94) où "les grottes sont des lieux de culte" (p. 97). "Creuser une sépulture, cela traduit une croyance en une autre vie (...) cela postule une esquisse de religion" (p. 96). Parler de religion à propos de la préhistoire peut sembler un curieux anachronisme. Dans l'Invention du Christ, Maurice Sachot montre que "la notion de religion n'est pas définie à partir des traits essentiels qui sont communs aux réalités reconnues comme religions. C'est un cas d'espèce (la religion catholique) qui fournit ces traits essentiels" (p. 233) à tel point "que cette notion (de religion) ne saurait définir le christianisme (...) avant le IIe siècle" (p. 230) ! "La notion de religion n'est ni primitive ni universelle" (p. 11) montre encore Maurice Sachot. Pour Jean Clottes, les artistes des cavernes seraient des "chamanes" (p. 98) comme ceux que l'on peut rencontrer actuellement "en Sibérie, en Amérique, dans le Sud de l'Afrique, dans certaines parties de l'Asie" (p. 99). Là encore la prudence devrait s'imposer. Les peuplades "primitives" actuelles ont toutes des dizaines de milliers d'années d'évolution derrière elles depuis les artistes préhistoriques, même si elles n'ont pas évolué dans la même direction que nous. Toujours est-il que les passionnés pourront se reporter au "voyage en préhistoire" de Jean Clottes, où ses conceptions mais aussi ses travaux sont développés. Il s'agit là d'un ouvrage de référence indispensable pour qui veut aller plus loin dans la connaissance de l'art préhistorique.

Question subsidiaire : tout ce renouveau, cette créativité autour de la quête des origines où se mêlent avancées technologiques, évolution des mentalités et des conceptions, parcours personnels de scientifiques (Claudine Cohen parle d'"un échange nécessaire entre fiction et élaboration rationnelle") ne constituent-ils pas la plus intelligente réponse et le plus cinglant démenti aux ratiocinations d'un Sokal ?

 

L'Homme des origines, savoirs et fictions en préhistoire,
Claudine Cohen,
éditions du Seuil, 295 p.

Le Genou de Lucy,
Yves Coppens,
éditions Odile-Jacob, 250 p., 139 F

"Les origines de l'Homme",
Historia spécial n° 50, 35 F, réédité en Livre de poche dans les dossiers Historia, éditions Tallandier

L'Homme premier, préhistoire, évolution, culture,
Henry de Lumley,
éditions Odile-Jacob, 250 p., 135 F

La plus belle histoire de l'Homme – comment la Terre devint humaine,
André Langaney, Jean Clottes, Jean Guilaine et Dominique Simonnet,
éditions du Seuil, 185 p., 95 F

L'Invention du Christ, genèse d'une religion,
Maurice Sachot,
éditions Odile-Jacob, coll. le champ médiologique, 250 p., 130 F

Voyage en préhistoire, l'art des cavernes et des abris, de la découverte à l'interprétation,
Jean Clottes,
la Maison des Roches éditeur, 480 p., 170 F

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