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L'Evénement Par Jean-Claude Oliva |
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Voir aussi Invitée, Miss-Tic |
| Le premier sens donné par le Robert pour "individu", c'est "être humain", particulier et différent de tous les autres. Un deuxième sens complète le premier, "membre d'une collectivité humaine", que des syntagmes viennent expliquer, l'individu et la société, et la masse, et l'Etat. Y a-t-il opposition ? |
| La reconnaissance et la réalisation des aspirations de l'individu condamnent-t-elles au libéralisme ? Ne peut-on imaginer un autre possible qui réalise ces souhaits ? Ce sont les questions que Regards a posées à diverses personnalités. |
| Le sociologue Alain Ehrenberg dessine la figure de l'individu contemporain : "on demande moins aux gens d'obéir que d'avoir de l'initiative, moins de se conformer à des interdits que de devenir soi-même." "Dégageons la notion d'individu de sa caricature individualiste" , recommande le philosophe Dominique Lecourt. Et Véronique Tessier, responsable nationale de la Jeunesse ouvrière catholique, montre des jeunes qui doivent trouver leur place dans la société avant de s'intéresser à son devenir. Le dirigeant communiste Serge Guichard met en évidence l'enjeu du moment : "est-ce que tout projet politique, toute action, aspiration, mettant l'individu et la dynamique des droits de l'Homme au coeur de ses préoccupations, de ses objectifs, est fatalement voué à flirter avec les pensées libérales ?" Pour l'économiste Alain Lipietz, "la France n'échappera au couple infernal “État- Marché” qu'en renouant avec ses combats anciens pour la libre association des individus, par la base". Pour Philippe Breton, "c'est peut-être la question de la démocratie qu'il faut poser à travers la représentation qui se diffuse aujourd'hui d'un Homme qui ne se réaliserait pleinement qu'en tant qu'individu". L'historienne Michèle Riot-Sarcey se réjouit des nouvelles perspectives qui s'offrent à nous. "Les dogmes anciens s'épuisent. Cela génère, certes, l'angoisse, mais favorise aussi l'expression des individus..." Enfin le philosophe Jacques Milhau abordera d'un point de vue plus théorique dans un prochain numéro de Regards "l'individualisme solidaire". |
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Invitée, Miss-Tic Par Jackie Viruega
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C'est à Miss-Tic que nous avons demandé l'image de
la Une, ce mois-ci. Les Parisiens reconnaîtront sans doute la patte fine de cette "hirondelle des faubourgs".
Depuis quinze ans, Miss-Tic court les rues de la capitale. Sur son chemin, régulièrement, une image au pochoir sur un mur et une phrase poétique, caustique, philosophique, qui amuse le passant. Un clin d'oeil inattendu, ou plutôt attendu : "Tiens, elle est passée par ici !" Cette éphémère signature, signe de piste, est un des charmes de la ville...
La poésie ne compte pas que des amis, tout le monde le sait. En voici une nouvelle preuve. Le propriétaire d'un mur a intenté à Miss-Tic un procès pour dégradation (sic) et lui a réclamé 35 000 F de dommages et intérêts. L'hirondelle, défendue par Maître Rappaport, a comparu devant la
14e chambre correctionnelle de Paris, qui a rendu son verdict le 22 février. Le grincheux a été débouté. Mais le tribunal, refusant de se prononcer sur la différence qui sépare un dessin d'un acte de vandalisme, a infligé une amende de 5000 F à l'artiste, pour dégradation de bien.
L'affaire sera jugée en appel. Questions de Miss-Tic : quelle est la place de l'artiste dans la cité ? L'art est-il cantonné au musée ? Ne peut-il sortir dans la rue ?... |