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Nouvelles du front...
Par Xavier Delrieu |
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A chaque mois ses alliances.
Côté télévision, les nouvelles nous viennent de celui que chacun voudrait pourtant bien éviter: Rupert Murdoch.
Le magnat australien n'a jamais caché ses intentions de s'installer (aussi) en Europe.
Fin novembre, il a donc créé son nouveau fer de lance, News Corporation Europe, filiale à 100% de News Corporation LTD qui détient déjà un quasi-monopole sur la télévision payante et satellite en Angleterre.
Grâce à cette autoroute, il s'apprête à prendre pied en Allemagne via le groupe Kirch et le bouquet Première; en Italie où il devrait créer un bouquet concurrent de Telepiù (Canal Plus) en partenariat avec Telecom Italia et TF1; en France où ce même TF1 entend créer avec lui une nouvelle chaîne pour les 15-35 ans.
Mais gageons que toute l'Europe latine ne se laissera pas envahir encore un peu plus par la culture anglo-saxonne du business. Le monde de la télévision, mais aussi celui de la téléphonie connaissent de légers changements avec la vente à François Pinault (Printemps, La Redoute, FNAC, Conforama,) des 12,61% d'actions Bouygues détenues auparavant par Vincent Bolloré. Simple changement de propriétaire ? Pas vraiment. On se souvient que Bolloré n'était pas très chaud quant aux activités du groupe Bouygues dans les télécoms (le service 9 Télécom a même été revendu). Or Artemis, le groupe de François Pinault, est au contraire particulièrement intéressé par le monde des télécommunications, y compris par TF1, qui reste la plus importante chaîne privée européenne. Côté réseau, c'est le rachat de Netscape par AOL qui a fait sensation. Il ne faut pas voir par ici une surenchère dans la guerre ouverte contre Microsoft: AOL fournira encore à tous ses abonnés les deux navigateurs concurrents. C'est en fait Netcenter, le site " portail " du navigateur Netscape, c'est-à-dire l'endroit vers lequel sont dirigés la plupart des utilisateurs du logiciel, qui intéresse AOL. Or, à la vitesse où se développe la publicité sur Internet, un site aussi visité que celui-ci vaut plus que son pesant d'or. Enfin, après avoir connu une chute de son chiffre d'affaire de 52 à 18 milliards de francs, essentiellement due au recentrage de ses activités depuis son rachat par Vivendi, le groupe Havas se refait une santé en se consacrant à l'écrit et au multimédia. Dernière acquisition en date: Cendant Software, le numéro deux mondial des logiciels éducatifs, le numéro un mondial des logiciels de jeux (hors Nintendo et Sony) et le numéro trois sur les logiciels consacrés à la vie pratique. |