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Nouvelle Calédonie
Par Myriam Barbera |
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Voir aussi Quand les Kanaks mettent le pied dans l'économie , A lire |
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L'accord de Nouméa, officiellement signé dans la capitale de Nouvelle Calédonie le 5 mai 1998 en présence du premier ministre, Lionel Jospin, et ratifié le 6 juillet dernier par les deux Assemblées en congrès à Versailles, est un formidable pari.
Les pieds nus plantés dans la terre rouge du chemin, deux livres à la main, il porte un short et un gilet blancs. Malouma Alain Mweaou, (le cadet), qui nous regarde droit dans les yeux, a 21 ans. Il s'est arrêté dans sa montée vers le squat où il habite avec toute sa famille. Un nuage de moustiques nous environne. Alain Mweaou revient de l'Université de Nouméa, après un long détour pour contourner le terrain militaire qui le sépare de sa baraque de planches et de tôles. Il étudie le droit pour devenir avocat: " Notre travail c'est d'apprendre, de devenir des cadres. Les non indépendantistes raisonnent toujours en termes de majorité... mais, vous savez, un Kanak a l'impression de subir l'injustice tout au long de sa vie. Il vit dans son pays sans bénéficier des structures existantes ". Ses mots résonnent en écho à ceux de Françoise Machoro (soeur d'Eloi Machoro, assassiné en 1985 mais dont le mythe est vivant, son portrait est peint et repeint sans cesse sur les abribus au bord des routes), chez elle, à Thio: " Nos jeunes sont impatients dans une société de consommation à laquelle ils n'ont pas accès. Ils se sentent à part, ils vivent avec ça. " Jean-Raymond Postic, Caldoche de la 5e génération (descendant des colons) et enseignant, tout comme Billy Wapotro, directeur de l'alliance scolaire de l'église évangélique, lisent dans l'ampleur nouvelle prise par la violence à l'école " un signal d'alerte, une revendication sociale sourde ". Les changements attendus par les plus jeunes des Kanaks ne devraient pas se faire trop attendre. Cette volonté de justice, celle de compter pour un dans un pays où un Kanak n'a jamais valu un Blanc, nous l'avons rencontrée tout au long de notre séjour. Le secrétaire général de l'Union syndicale des ouvriers et exploités de Nouvelle Calédonie (Usoenc), Henri Hmeun, membre du Comité économique et social, se souvient que les humiliations subies quand il était un tout jeune salarié ont pesé dans son engagement syndical. Damien Yéwéné, secrétaire général de l'Union calédonienne (UC), le principal parti du Front de libération national kanak socialiste (FLNKS), (frère de Yéwéné Yéwéné, second de Jean-Marie Tjibaou assassiné en même temps que lui), se souvient.
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D'importantes ressources naturelles
La mère d'un de ses copains de régiment avait invité le jeune Kanak à coucher dans le lit de son fils tandis que ce dernier dormait sur le canapé. " Impensable ! Je n'avais jamais vécu quelque chose d'approchant ! Ça m'a fait beaucoup réfléchi. Avant j'étais contre tous les Blancs. " Chez les autres dirigeants kanaks rencontrés, il y a une compréhension profonde, réelle, de la nécessité de vivre ensemble, avec les descendants des colons, appelés " victimes de l'histoire ". Certes, la notion d'occupation, de terre, de pays volé, est toujours très présente à l'esprit des Kanaks, mais c'est au gouvernement français que le FLNKS a demandé la reconnaissance du " contentieux colonial " avec ses blessures toujours vives, non aux dirigeants caldoches du Rassemblement pour la Calédonie dans la République (RPCR). L'accord de Nouméa, officiellement signé dans la capitale de Nouvelle Calédonie le 5 mai 1998 en présence du premier ministre, Lionel Jospin, et ratifié le 6 juillet dernier par les deux Assemblées en congrès à Versailles, est un formidable pari. Les accords de Matignon, signés en 1988, ont surtout contribué à ramener la paix, après le massacre des Kanaks de la grotte d'Ouvéa et la mort de deux gendarmes, le 22 avril 1988, et après la série d'assassinats de dirigeants kanaks. Ils ont aussi coûté la vie à Jean-Marie Tjibaou, après qu'il les eut paraphés avec le chef du PRCR, Jacques Lafleur, et Michel Rocard, premier ministre. Cependant et bien que cela ait été le but affiché, les dix années qui ont suivi n'ont en rien rééquilibré la situation économique entre le Nord et le Sud, au contraire. La manne financière métropolitaine, encore plus que par le passé, a, en équipant le Nord et les îles, surtout bénéficié aux entreprises de Nouméa pour la construction et l'équipement (lycées, écoles, hôpital, centres de santé, installations touristiques, routes, téléphone, eau).
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Des atouts nouveaux vers la souveraineté
Les six milliards de francs par an arrivant de Paris ont favorisé un boum économique et encouragé l'immigration, mais n'ont en rien fait avancer l'égalité sociale et moins encore émancipé la Nouvelle Calédonie de la métropole, au contraire. Cette dépendance est l'une des raisons principales souvent invoquées par Nouméa la sudiste pour justifier une sorte d'impossibilité naturelle à atteindre l'indépendance. Et de citer l'exemple de Wallis et Futuna ou celui de la Polynésie. C'est faire bien peu de cas des richesses potentielles de la Nouvelle Calédonie, celles du sous-sol d'abord, qui peuvent lui permettre de briguer une pleine souveraineté, en coopérant avec ses voisins et avec la France notamment. Aucun indépendantiste n'ignore l'interdépendance économique mondiale qui touche les plus grands pays eux-mêmes comme la crise asiatique le montre. Mais ses 4,5 millions de tonnes de réserves de nickel, selon l'US Geological Survey, placent la Nouvelle Calédonie au quatrième rang mondial dans ce domaine, sans compter d'autres ressources connues. On mesure là la victoire politique des Kanaks lorsqu'ils ont obtenu, au Nord, un massif de minerai en vue de construire une usine de production de nickel. Sur le terrain politique et institutionnel, l'accord de Nouméa entame un processus de transfert d'éléments de souveraineté, par la cession progressive de compétences de l'Etat français à la Nouvelle Calédonie, comme le droit de décider de lois ou la reconnaissance d'une citoyenneté calédonienne. On ne saurait en déduire une marche mécanique, automatique à l'indépendance, mais une possibilité est ouverte. Ce qui place dans une perspective différente le scrutin prévu au terme de l'application de l'accord de Nouméa et que le préambule définit ainsi: " La consultation portera sur le transfert à la Nouvelle Calédonie des compétences régaliennes (justice, défense, ordre public, monnaie, dont crédit et changes. NDLR) l'accès au statut international de pleine responsabilité et l'organisation de la citoyenneté en nationalité. (...) L'Etat reconnaît la vocation de la Nouvelle Calédonie à bénéficier, à la fin de cette période, d'une complète émancipation " (art. 5). Le vote interviendra dans quinze voire vingt ans, selon que le Congrès en décide en fin de troisième ou de quatrième mandat. Le corps électoral " sera restreint... comme prévu dans les accords de Matignon " à ceux " qui en 2013 pourront justifier de vingt ans de domicile continu en Nouvelle Calédonie " (art 2.2). Les Kanaks seront-ils aptes à conquérir la direction de leur pays en association avec les autres communautés ? Les Caldoches " favorables dans leur majorité au RPCR " accepteront-ils de partager le pouvoir économique et politique ? Sauront-ils, ensemble, construire une Nouvelle Calédonie multi-ethnique, de plus en plus souveraine et au pouvoir réellement partagé ? Tel est le pari contenu dans l'accord de Nouméa. Des forces, et pas seulement kanaks, poussent incontestablement vers la réussite de ce pari. D'abord le FLNKS, qui, présenté comme moribond au regard d'une division récente largement préparée par le clan Lafleur, n'en a pas moins montré une grande habileté dans la conduite de ses trois dernières batailles: le préalable minier, la demande de reconnaissance du fait colonial et enfin le contenu de l'accord lui-même. Cette intelligence et l'appui massif reçu dans ces différentes phases expliquent pour une part le résultat, tout comme le réalisme final de Jacques Lafleur et du RPCR, conscients de ce qu'on peut mais surtout de ce qu'on ne peut pas obtenir. Car, comme nous le confiait Bernard Le Peu, le président de l'Union calédonienne (UC), " ce n'est pas parce qu'il a la majorité qu'il a la meilleure solution pour le pays ". D'autant plus que le RPCR, pour dominant qu'il soit, n'est pas toute l'opinion blanche. Les méthodes de Jacques Lafleur, plus que ses options politiques, ont suscité des prises de distance parmi des maires de villes importantes comme Bourail ou Koumac et même une opposition, éparse mais réelle. Un grand patron du Sud, Pierre Leroux, a, lui, formé l'Union pour une Nouvelle Calédonie pour tous (UNCT) qui a obtenu près de 8 000 voix soit 17,5% et 7 élus en 1995. C'est un " non- indépendantiste, mais on peut discuter avec lui car il est démocrate " estime un dirigeant du FLNKS. Une autre formation, dirigée par de jeunes Caldoches, Génération calédonienne, est dans des dispositions voisines.
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Des lectures divergentes de l'indépendance
Elle a participé ce printemps à un colloque de l'UC et son animateur, Jean-Raymond Postic, y a trouvé " une écoute visant à intégrer d'autres réflexions que celle des indépendantistes,... une base de travail intéressante pour l'avenir (...) Le peuple calédonien n'existe pas encore, c'est un pari, pour nous le " noyau dur " du peuple calédonien à venir ce sont les Kanaks. Il faut que les racines différentes forment un nouvel arbre ". Enfin, pour la première fois, l'immigration wallisienne, la plus importante avec 18 000 personnes lors du recensement de 1996, massivement influencée par le clan Lafleur, a fondé un Rassemblement démocratique océanien (RDO) qui a adhéré au FLNKS en février dernier. Si aucun de ces éléments n'empêche le clan Lafleur de dominer l'économie, la banque, les transports, l'information et la plus grande partie des pouvoirs, il a perdu la majorité absolue au Congrès du territoire et doit parfois composer. Le pari sur le devenir calédonien est bien réel. Une lecture de l'accord peut faire craindre qu'il fasse durer la situation actuelle en évitant les troubles. Mais ce serait sans compter avec l'impatience soulignée par nombre de nos interlocuteurs, surtout lisible chez les jeunes et les syndicalistes de l'USTKE. Leur vigilance n'est pas superflue car l'opposition majoritaire à l'indépendance et la virulence du camp anti-indépendantiste " qui comporte parmi ses éléments d'anciens vaincus de l'Algérie française, réinstallés à Nouméa ou en brousse " n'est pas feinte. Cependant, Jacques Lafleur, quoique très habile, a surestimé l'affaiblissement du FLNKS lorsqu'il a cru pouvoir concocter une solution consensuelle à sa main avant de devoir accepter l'accord tel qu'il a été finalisé. Après le succès sur le préalable minier, le FLNKS a obtenu également gain de cause lorsqu'il a demandé que soit examiné le contentieux colonial. Rock Wamytan, le président du FLNKS, disait souvent alors que le gouvernement français s'honorerait de reconnaître les blessures infligées par la colonisation et, pour une fois, d'accompagner à son terme positif une décolonisation. Cette seconde bataille a situé les Kanaks comme le peuple agressé, qui n'a toujours pas pu récupérer ses terres et doit être rétabli dans ses droits. Le FLNKS est alors parvenu aux négociations tripartites avec le RPCR, le FLNKS dans une position beaucoup plus confortable que ne pouvaient le laisser penser sa situation de " minoritaire ". C'est ainsi qu'on parvient au " bon accord " reconnu comme tel notamment par Rock Wamytan et Jacques Lafleur et sur lequel sera consulté en décembre prochain le corps électoral défini il y a dix ans par les accords de Matignon. Rien n'est réglé, car si Rock Wamytan estime que " l'indépendance n'est pas pour dans vingt ans, elle commence à se construire dès aujourd'hui ", Jacques Lafleur se déclare " persuadé que, dans vingt ans, les Calédoniens choisiront de demeurer au sein de la République ". Seule l'expérience tranchera. Le RPCR et Jacques Lafleur ne lâcheront aucune parcelle de pouvoir s'ils n'y sont pas contraints. Mais, si les Kanaks ont suffisamment confiance en leurs capacités, à l'exemple de ceux qui réussissent dans divers domaines, s'ils puisent dans cette confiance la force d'investir tous les terrains d'actions constructives qui leur sont ouverts, s'ils travaillent à se défaire des défauts de jeunesse dans lesquels leur entrée dans les responsabilités les a parfois plongés " griserie du pouvoir avec quelques bénéfices matériels, inexpérience et les erreurs, tâtonnements qui découlent de la prise de responsabilité dans des domaines peu connus " ils peuvent réunir des conditions d'alliances larges. Billy Wapotro rappelle une déclaration de son église: " Il ne faut pas recevoir l'indépendance, il faut la conquérir. " Reconnaissant des " espaces d'intérêts contradictoires, des paradoxes " en divers domaines, il ajoute " nous voulons relever le défi, nous rêvons que notre pays ait une voix internationale autonome comme notre église l'a déjà. Pour avancer, je ne vois que la volonté du peuple kanak de négocier, négocier et négocier encore car la force de la parole est notre seule arme ". On l'a vu, d'autres forces, non kanaks, y sont prêtes. S'il convient de ne pas exagérer leur poids car Jacques Lafleur a toujours su diviser les oppositions qu'il a suscitées, il ne faut pas non plus le négliger dans un processus qui sera long.
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La question de la formation des cadres kanaks
Là, la question des cadres kanaks se pose. Car ce ne sont pas les deux cents voire trois cents cadres, formés depuis 1988 (en application du programme 400 cadres issu des accords de Matignon) qui peuvent concurrencer le flot de Caldoches venant se former en métropole auxquels il faut ajouter une partie des nouveaux arrivants. Même la nouvelle règle ne permettant plus aux enseignants de métropole de rester plus de trois ans en Nouvelle Calédonie (contre six ans, voire douze ans auparavant), ne profite pas principalement aux Kanaks, trop peu nombreux jusqu'à présent parmi les instituteurs et les professeurs. On ne compte qu'un médecin et deux avocats kanaks ! Louis Kotra Ureguei estime que le déséquilibre entre cadres kanaks et non kanaks est plus grand aujourd'hui que par le passé: " Pendant que l'on a formé 200 Kanaks ce sont 2 000 Européens qui l'ont été. " Billy Wapotro souligne que seulement 24 à 25% des élèves kanaks de l'enseignement public réussissent le bac contre 50% dans l'enseignement religieux. Pour lui, l'origine de cette différence est " un enseignement pensé pour les Français, en dehors de notre réalité et de notre culture. (...) On nous donne ce qui est bon pour nous. Mais les Kanaks ont leur système d'éducation et si on ne le comprend pas les élèves ne peuvent que résister. L'échec est structurel ". Dans les stages de réflexion qu'il dirige il " invite les enseignants, Kanaks ou pas, à s'interroger sur leurs pratiques ". L'aptitude des Kanaks à diriger est souvent brocardée à Nouméa. Pour Billy Wapotro ce " discours sur l'incompétence kanak est basé sur leur absence des espaces de décision, alors comment le démontrer ? " Louis Kotra Ureguei travaille aussi à démontrer les capacités des Kanaks. Il a lancé son syndicat (qui tient pour première une lutte revendicative, en concurrence avec l'USOENC) dans une série d'opérations de gestion d'entreprises comme la création d'une imprimerie, une société de manutention portuaire, un projet de mise en service d'un pont maritime entre la grande terre et les îles Loyauté. Son but avoué est de casser le monopole Lafleur. Les attaques régulières des Nouvelles Calédoniennes dont il fait l'objet indiquent assez combien il agace le " parrain ". Piques qui n'arrachent à L. L. Ureguei que ce: " Ah ! ce qu'ils nous aiment incapables ! ". |
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Quand les Kanaks mettent le pied dans l'économie
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Flash back. Début octobre 1990, la Sofinor, holding dont le PDG est le dirigeant kanak Raphael Pitjo, rachète la société minière du Sud Pacifique (SMSP) au groupe Lafleur (pour l'équivalent de quelque 140 millions de francs, dont 44 de dividendes). La SMSP travaille alors en sous-traitance pour la société le Nickel (SLN, filiale d'Eramet à capitaux d'Etat pour 55%). Elle a une trésorerie négative et beaucoup de dettes. C'est dans cette " situation dramatique " aggravée par la crise du nickel jusqu'en 1994 que " de déficitaire elle est devenue rentable " nous indique Raphaël Pitjo. Avec le PDG, André Dang, un très habile homme d'affaires d'origine vietnamienne, il entreprend avec succès une véritable politique de conquête. En 1997, elle est passée de 1 à 5 centres de production et de 300 à 850 emplois. Elle réinvestit ses bénéfices, paie régulièrement ses dettes et regagne peu à peu la confiance de ses clients. Cette évolution suscite la colère des anti-indépendantistes qui font courir les rumeurs les plus folles sur la gestion de la société, soumise dès lors à des contrôles financiers aussi répétés qu'infructueux. Fait à noter dans une ville où, de notoriété publique, aucune plainte économique ou financière n'aboutit. Bref, le projet d'usine au nord intéresse la canadienne Falconbridge, troisième producteur mondial de nickel à condition d'avoir un massif de minerai à exploiter. Ce sera le Koniambo, près de la ville de Koné. " Il nous le faut avant que s'ouvrent les négociations ", déclare le FLNKS. Ce sera gagné le 2 février, par la volonté populaire après deux années de réunions, d'expertises, de barrages routiers et manifestations de rues jusqu'à Nouméa. Une fête populaire a salué ce succès le 20 avril dernier, en présence des dirigeants du FLNKS, de ceux de la SMSP et du représentant de Falconbridge. Si le Koniambo tient ses promesses, l'usine du nord devrait voir le jour en 2005, avec 750 emplois directs et 2 000 emplois induits en 2007, un vrai début du développement, qui demeure l'objectif de Raphaël Pitjo. Ce succès est pour lui " une grande victoire de tous ceux qui veulent bâtir ce pays au lieu de l'assistanat qui l'enfonce ". Et, pour Bernard Lepeu, président de l'UC, la SMSP " est l'outil qui va permettre aux Kanaks de mettre le pied dans l'économie et d'effectuer un décollage formidable (...). Il faut aider les Kanaks à mettre le pied dans l'économie au contraire des accords de Matignon qui ont encouragé l'assistanat, au lieu de créer la dynamique économique, ce faisant, elle les a endormis ". |
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A lire
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Jean Freyss, Economie assistée et changement social en Nouvelle Calédonie, PUF-IEDES, Paris 1995
Collectif, " La gauche kanak de la lutte de libération nationale au partage du pouvoir ", Correspondances internationales n° 21, juin 1996
Eric Wittersheim, " Une économie sous influence dépendance et indépendance en Nouvelle Calédonie ", la Pensée, avril-juin 1997
Christine Demmer, Emma, une tribu kanak aujourd'hui, film La Sept/Arte 1998
Alexandre Sanguinetti, Enquête sur Ouvéa, EDI (Ligue des droits de l'Homme) 1988.
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