|
150 ans du Manifeste
Par Maurice Moissonnier Sara Alexander Claude Pennetier Daniel Mesguich Alain Krivine Lilly Marcou Michele Bertrand Andre Benedetto |
|
|
|
Regards a souhaité accueillir pour ce numéro spécial des intellectuels, des personnalités qui, dans leur diversité, nous donnent leur version d'une société et d'un monde nouveaux comme alternative au capitalisme.
Quelques contributions.
|
|
Ce qui reste du Manifeste, par Maurice Moissonnier (Historien)
En ce cent cinquantenaire du Manifeste de Marx et Engels, pour le présent et l'avenir, que reste-t-il d'essentiel ? 1. L'évidence de la Lutte des classes (malgré l'acharnement mis par certains " historiens de service " à travestir ce concept majeur). Sa " remise à jour " consiste à en saisir l'évolution dans sa configuration historique liée aux transformations structurelles du capitalisme. Dans ses formes liées aux évolutions culturelles. Nous sommes armés pour le faire grâce aux travaux de nombreux chercheurs, y compris ceux que le marxisme a inspirés sans qu'ils se proclament communistes " orthodoxes ": Marc Bloch, Braudel, Duby, Immanuel Wallerstein, etc. Il faut aller plus loin ! 2. L'évidence de l'accumulation du capital et de ses effets négatifs pour le producteur: " comment le travailleur a-t-il pu, de maître du capital qu'il était en tant que son créateur, devenir l'esclave du capital ? " (le Capital, chapitre XXV, 7e section, note 9, interrogation de Von Thünen). De nos jours, ses résultats dans le cadre de la mondialisation prennent un aspect monstrueux créateur d'une surpopulation relative de travailleurs (cf.par exemple les chroniques sur ce sujet parues régulièrement dans le Monde diplomatique). Si " l'accumulation du capital est le phénomène fondamental sur lequel viennent se greffer toutes les lois économiques du monde capitaliste " (Dictionnaire critique du marxisme, PUF 1985, p.10) cela conduit à mon troisième point.3. La durée, l'ampleur, la profondeur de la crise mondiale à rebondissements du système capitalisme révèle la nécessité d'un changement de mode de production. Le capitalisme après l'esclavage et le féodalisme annonce son déclin par l'inefficacité de ses réponses aux besoins fondamentaux des populations et par les périls qu'il fait peser sur l'avenir de la planète. Ce n'est plus seulement un problème de structures économiques dont tout découlerait.¨ccedil;a ne l'a jamais été. Engels, dans ses lettres sur l'histoire, entre 1890 et 1895, a mis en garde contre toute vision mécaniste minorisant l'instance culturelle: " Nous nous sommes attachés à déduire les représentations idéologiques - politiques, juridiques et autres - ainsi que les actions conditionnées par elles, des faits économiques qui sont à leur base, et nous avons eu raison. Mais en considérant le contenu, nous avons négligé la forme: la manière dont se constituent ces représentations.ce qui a fourni à nos adversaires l'occasion rêvée de se permettre des interprétations fausses et des altérations " (à F. Mehring, 14 juillet 1893)...multipliées par celles des faux amis " éclairés " par le dogmatisme stalinien ! Les tâches dans ce domaine sont capitales pour en finir avec les séquelles de cet héritage.4. Sur le plan pratique des luttes, il me semble que, face à la mondialisation du système capitaliste, l'objectif recherché devrait être une internationalisation des rapports entre les forces politiques et/ou syndicales organisées de façon souple rejetant l'étroitesse de " conditions " décidées à l'avance et surtout non dépendantes d'un " centre " (ou d'un système d'états phares). Les techniques modernes de communication pourraient faciliter le fonctionnement de coopérations internationales pariant sur la diversité et/ou la géométrie variable. Tâche difficile, moins que celle imaginée par Marx et Engels il y a 150 ans lorsqu'ils agissaient déjà " fortiter in ré, suaviter in modo ". Vu le temps nécessaire pour obtenir un résultat, il y a urgence.n M. M.
|
|
Vers les cimes, par Sara Alexander (Auteur compositeur)
Les bornes de la route/ La courbe d'une rivière/ Le vol d'un oiseau/ L'absence de frontières/ Ce feu comme un volcan/ Sans rimes ni raison/ Cette fièvre de partir/ Plus loin qu'à l'horizon./ Les larmes et le rire/ De notre douce enfance/ Les rêves plein de promesses/ De notre belle jeunesse/ Au seuil de la vie/ C'est notre seul bagage/ Que l'on porte à jamais/ Pour cet unique voyage/ Le courant d'un marin/ Affrontant la tempête/ Le plaisir du savoir/ La joie de l'Alpha-Bet/ Et l'or de la moisson/ Le noir de la mine/ Les muscles des maçons/ La soif de la justice/ Et de la liberté/ Le bonheur du partage/ Et la porte sans clé/ Tout homme d'où qu'il vienne/ Qu'il soit blanc ou noir/ Arpente le même chemin/ Caresse le même espoir/ Vers un monde amoureux/ Poursuivre notre quête/ Et la terre promise/ Sera toute la planète/ Car la seule famille/ C'est la famille des hommes/ Ce chant qui monte en moi/ Ce soir en vous résonne/ Refrain Pose ton regard ves les cimes/ Guide tes pas vers les cimes/ Contre le vent, vers les cimes/ Le voyageur/
|
|
Les axes de l'alternatives au capitalisme, par Claude Pennetier (Historien, directeur du Maitron)
Un historien des militants et des militantes ne peut que réagir à la déprime qui s'est installée dans les milieux politiques et syndicaux et plus largement dans le monde populaire depuis la fin des années 70. Pas de futur pour les paradigmes socialistes et communistes issus de la guerre froide, sans doute. Mais comment ne pas voir que les thèmes de mobilisation des années 80-90 portent en eux plus d'un axe de l'alternative au capitalisme. En premier lieu, le refus du racisme et du sexisme porté jusqu'à ses conséquences les plus déstabilisants pour l'ordre établi. En fait, aucune des sociétés industrielles n'a donné de réponse satisfaisante à cette exigence, et aux progrès (contraception, condamnations des incitations à la haine raciale...) succèdent les menaces, sinon les régressions. En second lieu, qu'il s'agisse du processus politique ou des perspectives, l'alternative implique, par réaction contre le stalinisme, un respect total de la libre expression, de la transparence des pouvoirs, de la contestation, de la dérision et de la remise en cause. Elle implique donc une vie culturelle intense, un désir d'histoire, de philosophie, de créativité intellectuelle. Enfin, en politique comme en économie, le mouvement vers la société égalitaire réaliste s'appuierait sur la libre entreprise individuelle et collective, sur la capacité d'innover, d'inventer ou de rénover venant des couches les plus diverses de la société, sur le goût de réussir pour soi et pour les autres. Un service public sans cesse interpellé par ses travailleurs et ses utilisateurs, ouvert au mouvement de la société, dialoguerait avec un secteur entrepreneurial individuel ou associatif, acceptant l'expression des tensions et aspirations différenciées entre les divers acteurs. Liberté totale, égalité vigilante, tension créatrice, la part des militants reste centrale.n C. P.
|
|
Le premier manifeste était passionnant.
Quand est-ce qu'on écrit le deuxième ?, par Daniel Mesguich (Comédien, directeur du Théâtre national de Lille)
Le communisme nous a déniaisés. Il nous a appris à lire le monde comme un palimpseste: on croyait, ici, qu'il s'agissait de justice, ou de morale ?...- Faux; frottez un peu, un autre texte apparaît, lisez de nouveau: il ne s'agissait que d'intérêt économique, de profit. On croyait, là, qu'il s'agissait de politique, de philosophie, d'art; faux encore; frottez de nouveau, un autre texte se donnait à lire, qui renvoyait le premier texte, l'apparent, à ce qu'il n'avait jamais cessé d'être en réalité; un produit dérivé, et maquillé, de l'idéologie capitaliste, qui, elle-même, n'était qu'une émanation d'une réalité économique. Cette connaissance, ou reconnaissance, était un ferment de révolte, et peut-être de révolution... Mais voilà; le capitalisme vainqueur (pour l'instant !) ne se l'est pas fait dire deux fois." Ah, ainsi l'on peut donc ne plus prendre la peine de se cacher, de maquiller, on peut dire directement la vérité "; et, aujourd'hui, pas un journal qui ne célèbre la déesse Economie comme une vedette; les tractations financières, jadis discrètes, voire secrètes, font la une des journaux ou des émissions de radio ou de télévision. Le profit se dit crûment; il est devenu évident... Ils appellent ça mondialisation... Triomphe du cynisme, de la pensée du court terme, de l'idéologie marchande. Le but de la vie ? Ben, euh, l'argent, bien sûr encore. Et tout le monde est encore d'accord. Marketing est roi, et Communi...cation est son prophète. J'ai dit: " Ils appellent ça..." - Qui " ils " ? - Mais... Tout le monde. Désespoir de ceux qui n'atteignent pas l'argent; vanité, vacuité, vulgarité de ceux qui l'atteignent. Et voici le fascisme à nos portes. Il faudrait peut-être un nouveau manifeste. Oui, sous ce spectre qui hantait l'Europe, il faudrait peut-être un autre spectre, qui hanterait le monde. Qui entendrait, mieux que le premier, tous les effets de rétroaction des " superstructures "; qui intégrerait la psychanalyse, les sciences dites humaines, les arts - et sans les mépriser comme simples " représentations " bourgeoises ou petites-bourgeoises d'une vérité supérieure; qui oserait, bien que parlant au nom de l'humanité, commencer par être minoritaire; qui dénoncerait nettement sans crainte de perdre de l'électorat, les prémices, toujours maquillées, du fascisme, du racisme, du " sexisme ", du poujadisme, etc., qui sont à l'oeuvre dans, en vrac: les religions (ou bien c'est que ce n'est plus un opium ?), les concerts pop univoques et religieusement laïques (" aïe on va se priver des jeunes ! ") le sport (haïr l'équipe adverse n'est-il pas haine de l'autre c'est-à-dire haine de soi ?), l'économisme syndicaliste (" aïe on ne va tout de même pas décevoir Billancourt ! ") - bref, tout ce que le capitalisme certes (dont c'est l'intérêt avoué, au mépris de plus en plus, comble d'ironie, du bonheur des capitalistes eux-mêmes !) impose partout - mais pas que lui. Qui oserait relever sous le beau concept de culture populaire ce qui n'est que culture commerciale, fomentée par des cyniques, voire barbarie. Nous n'avions que nos chaînes à perdre, c'est là qu'était l'erreur. Le premier manifeste était passionnant. Quand est-ce qu'on écrit le second ? n D. M.
|
|
Plus qu'un espoir, une nécessité, par Alain Krivine (Dirige la Ligue communiste révolutionnaire)
Parce que les régimes staliniens de l'Est se prétendaient " communistes ", certains, à l'heure de leur chute, ont décrété le communisme mort et enterré. Ils se sont hâtés d'ensevelir avec lui l'espoir de l'émancipation humaine." Finie l'Histoire ! ", proclamait l'un." Oubliées les illusions ! " entonnait l'autre. Mais, à voir le grand spectacle morbide orchestré par Courtois et son Livre noir du communisme, il semble que, pour sceller la tombe, de nouvelles tonnes de boue doivent être déversées. Bref, 150 ans après, le spectre est toujours actif ! Il ne hante plus seulement l'Europe, mais le monde entier. Et la vie de chacune et chacun, à tout instant. Car le capitalisme, sous le nom de " mondialisation ", étend la marchandisation à la totalité de la planète, à l'intégralité de l'existence des individus. Aucune contrée exotique, nulle parcelle privée ne lui échappe. Tout s'achète et se vend, tout s'échange et se consomme: les capacités humaines et les villes, les émotions et les organes, la pensée et les produits... Tout fait profit ! Marx et Engels, dans leur Manifeste, avaient eu la vision de ce formidable mouvement de révolution permanente des forces productives. Mais alors, pour eux, l'admiration l'emportait sur l'angoisse. Aujourd'hui, il ne peut plus en être de même pour nous... L'extension tentaculaire des rapports marchands sur le vivant est menacée de mort. Alors que le travail, pour obéir aux impératifs de la productivité maximale, est toujours plus flexibilisé et dépossédé de son sens, on voit perdurer les formes les plus barbares d'exploitation et de domination, tel le travail des enfants, voire l'esclavage... Capital, qu'as-tu fait du progrès promis ? Si les profits croissent monstrueusement, partout se creusent chômage, pauvreté, s'aggravent régressions sociales, terreurs dictatoriales, destructions de l'environnement... Peut-être le mot " communisme " ne se relèvera-t-il pas des injures que l'Histoire lui a infligées, mais l'exigence de l'émancipation, la nécessité d'une révolution sociale qui libère l'Humanité de l'étreinte mortelle du capitalisme, elles, sont plus actuelles que jamais. L'alternative au capitalisme ? Non pas un rêve, plus qu'un espoir: une urgente et vitale nécessité.n A. K.
|
|
Le communisme n'est pas une société, il est une éthique, par Michèle Bertrand (Universitaire)
Quand j'avais vingt ans, le Manifeste communiste m'avait enthousiasmée. Dans les paroles ardentes de ces jeunes gens qui avaient nom Marx et Engels, je retrouvais quelque chose de la révolte, de l'intransigeance, du désir de justice et de fraternité qui sont l'apanage de la jeunesse. Du moins faut-il l'espérer. C'est bien triste de n'avoir pas d'idéal ou, comme aujourd'hui, de n'avoir pas d'espérance. Depuis, évidemment, il a fallu faire face à la réalité, moins belle que le rêve. Aux déceptions, aux désillusions. Le régime soviétique n'a pas produit que des monstres, comme certains esprits simplistes (qui n'ont plus pourtant l'excuse de la jeunesse) tendent à le proclamer. Mais quel échec, et quelles zones d'ombre, quelles fautes aussi, inacceptables. Faut-il associer le communisme à ce régime ? Je n'aurai pas la naïveté de dire: ce n'était pas le " vrai " communisme, comme certains disent ce n'était pas le vrai christianisme. Force est de constater que, dans l'histoire, les idéaux les plus élevés servent de légitimation aux politiques les plus cyniques. Il faut faire avec cette réalité, si déplaisante soit-elle. Je crois que l'erreur (des communistes occidentaux) est d'avoir cru à la possibilité d'une société communiste. Le communisme n'est pas une société, il est un esprit, une éthique.que cette exigence éthique se traduise par des politiques sociales et économiques, qu'il y ait des expériences économiques à tenter, cela est concevable. Mais ces expériences peuvent échouer, ou avoir des effets négatifs non prévus, comme chaque fois qu'une idée est mise en pratique. Et la leçon de l'histoire est double: la première, c'est qu'on ne doit pas s'entêter interminablement dans des expériences qui échouent, il faut admettre de rectifier inlassablement. Ce n'est pas un crime de lèse-communisme que de rectifier ses erreurs. La seconde, c'est qu'on ne saurait les mener sans un consensus politique, sans une réelle démocratie. Nous avons une démocratie, si imparfaite soit-elle. Mais la démocratie peut aussi produire la souffrance sociale, nous n'en voyons que trop la réalité aujourd'hui. C'est pourquoi il me paraît important qu'existe un mouvement communiste, un idéal communiste, et l'exigence d'une société comportant le souci du développement de tous et l'accès du plus grand nombre aux biens qualitatifs qu'on ne reçoit pas passivement, mais qui permettent de développer des activités: l'éducation, la culture, le temps pour une vie sociale et familiale, le temps pour agir et protéger notre environnement.n M. B.
|
|
L'héritage du " socialisme réel ", par Lilly Marcou (Historienne)
Le communisme donné pour mort en 1989-91, criminalisé par la suite par des chasseurs de sorcières, ne cesse de nous interpeller par ces multiples rebondissements et métamorphoses. Sa force de renouveau, ses ouvertures et la prise en compte des erreurs et des tragédies du passé ne font que confirmer la vitalité d'une pensée politique, qui se ressource à travers les problèmes de l'heure, étant plus vigilante que d'autres courants d'idées face aux contradictions actuelles du capitalisme. La fin des expériences de type soviétique ne pouvait pas mettre en cause l'avenir du communisme en tant que messianisme, idéal ou avant-garde des luttes à venir. Et la valse des retours-départs-retours des néocommunistes de l'Est et de la CEI ne fait qu'illustrer son enracinement profond dans ces sociétés en plein désenchantement. La fin de la guerre froide, si elle a écarté la peur d'un conflit militaire - plus potentiel que réel -, si elle a pu paraître pacificatrice d'un monde naguère bipolaire, elle n'a pas pour autant rendu le capitalisme plus humain et les sociétés de l'Est plus heureuses. Tout reste à refaire et ces expériences dites du " socialisme réel ", si elles ne furent guère porteuses d'un monde meilleur, nous laissent néanmoins un héritage précieux. Il y aura pour les générations à venir des leçons à tirer de ce qu'il ne faut plus faire, mais aussi comment faire afin de venir en aide à ceux qui n'ont pas la vocation de la libre entreprise. Enfin et surtout, comment parvenir à atteindre le plein emploi malgré la révolution informatique, la mondialisation et les impératifs de l'Union européenne ? Si le communisme est perçu de nos jours par certains comme un des maux fondamentaux du XXe siècle, il fut aussi porteur de la première révolution prolétarienne de l'histoire dont les avatars restent à étudier plus que jamais dans leur complexité. Certes, cela va être l'oeuvre des générations à venir, de ces générations qui connurent, depuis leur naissance, les mirages du capitalisme donné pour vainqueur dans cette fin de siècle.n L. M.
|
|
Nouvelle lune, par André Benedetto (Auteur, metteur en scène, directeur de théâtre)
les soleils se sont tous couchés les ténèbres nous envahissent il reste un peu de lueur rouge à l'horizon mains à tâtons nous allons sur la pointe chute des corps cadavres en travers palais des épouvantes nos idées d'hier en masques grimaçants surgissent et ricanent cris étouffés partout des élus passent avec des auréoles arpentant les trottoirs à plusieurs on aura plus d'idées qu'à un seul sorties de quelques évidences tout être est créateur femme égale de l'homme enfant individu et d'abord il faudrait alléger les cartables nous sommes tous des centres sinon comment pourrions-nous nous parler j'ai quelque part une vérité que je livre jamais eu de lutte des classes sur la terre seulement quelques-uns qui écrasent les autres résistances des autres un peu partout c'est vrai les uns assiègent hélas la fièvre obsidionale s'insinue dans nos yeux et nous met des barreaux comment la liberté pourrait-elle jamais se développer en prison on se demande ils ont mis des îles en prison une lune se mord la langue et ce plaisir intense à regarder le monde résister et ne pas devenir le contraire même avec des bonnes raisons mais apprendre à s'épanouir il faut pratiquer l'utopie au jour le jour ça va de soi |
|
* Dominique Grador, membre du Bureau national du PCF, secrétaire de la fédération de Corrèze, anime le collectif " militantisme de notre temps " au sein du PCF. ** Jacques Ion, sociologue, a publié notamment la Fin des militants ?, aux éditions de l'Atelier en 1997. *** François Kalfon est rédacteur en chef de la revue Pétition.
|