Regards Décembre 1997 - Les Idées

Sciences et société
L'art de démoraliser le pouvoir

Par Jean-Claude Oliva


Entretien avec Isabelle Stengers *

Les sciences pourraient jouer un autre rôle que celui de conforter le pouvoir. C'est aussi de leur propre fiabilité qu'il s'agit. Du coup, la convergence entre les exigences de la rationalité et celles de la démocratie redevient possible.

 
A lire votre dernier ouvrage Sciences et pouvoirs (1), on a l'impression que sciences et démocratie ne font pas toujours bon ménage. Peut-il en être autrement?

 
Isabelle Stengers : Dans le discours de la politique, en démocratie, toute légitimité est sensée venir des citoyens, du peuple. Quand on définit la science, en terme classique mais cela commence dès l'école secondaire et imprègne fortement le futur citoyen, l'opinion est chargée de beaucoup de péchés, influençable, malléable, frivole; la force de la science étant de s'en dégager. Or, l'opinion, c'est justement ce peuple sensé être source de légitimité en démocratie. On risque donc de s'engager dans un discours antidémocratique, de rêver à une démocratie tempérée ou réduite très fortement par le savoir d'experts qui diraient ce qu'il convient de faire sur tous les sujets graves où on ne peut se fier à ce peuple influençable ou frivole. C'est un peu ce qui se passe à l'heure actuelle, on ne sait plus très bien sur quoi le politique a prise, sauf que ce ne sont pas les experts scientifiques qui ont le pouvoir, mais d'autres... Mais définir la population comme incapable de produire du savoir cohérent pour les problèmes importants aide à cette confiscation de la politique par d'autres types d'intérêts. Aussi, il faut travailler au niveau du langage et de la manière dont on se représente la force de la science, son importance et son autorité, et concevoir quel sens pourrait avoir la démocratie pour qu'il n'y ait plus conflit entre fiabilité de la science et intensité de l'exigence démocratique. J'essaie de montrer qu'il y a, au contraire, une grande convergence, que, dans une large mesure, la fiabilité et l'intérêt de nos connaissances scientifiques dépendent de l'intensité et de l'exigence de nos processus démocratiques.

 
Tout le monde ressent cette confiscation de la politique par des arguments d'autorité de type " scientifique " et qui explique sans doute le rejet de la science, de la technique, par un nombre croissant de nos concitoyens. Mais l'aspect, c'est mauvais aussi pour la science est peut-être moins évident...

 
I. S.: Bien sûr, quand je dis qu'il y a une crise du politique, j'ouvre des portes ouvertes: mais que cette carence démocratique rende, dans une certaine mesure, les sciences peu fiables, c'est un discours moins habituel ! Pourquoi les savoirs scientifiques seraient d'autant plus fiables que les exigences démocratiques seraient fortes ? Je ne parle pas de la fiabilité d'un énoncé scientifique spécialisé - telle molécule intervient dans tel type de récepteur du cerveau ou la mesure de la masse ou de la charge de l'électron - dans cette partie les sciences sont fiables car déjà elles fonctionnent en collectif, en réseau. Si l'on peut dire, nous savons ceci de l'électron, c'est que ce résultat ne provient pas d'un scientifique isolé mais d'un ensemble constitué de collègues qui ont tout intérêt à soumettre cette proposition aux épreuves les plus exigeantes, les plus rudes, car c'est de sa fiabilité, de sa stabilité que va dépendre le travail de tous. Entre scientifiques, il y a polémique et coopération à la fois. Aussi, quand les physiciens parlent de l'électron, il s'agit d'une connaissance qui a été soumise aux épreuves les plus exigeantes que l'on puisse imaginer. Il en va différemment dès qu'un savoir sort du réseau des laboratoires spécialisés et se propose d'avoir une influence dans la vie collective. Pour prendre l'exemple du génome humain, on retrouve la stabilité au niveau de: qu'est-ce qu'une carte génétique ? Mais dès que les biologistes parlent en dehors du laboratoire de ce à quoi pourrait servir cette cartographie du génome humain, les problèmes de non-fiabilité commencent. Premier circuit, les scientifiques s'adressent à des partenaires, notamment les industries, qui ne s'en laissent pas compter: pour l'industrie pharmaceutique, toute la scientificité de la carte du génome humain n'a aucun intérêt si elle ne lui permet pas de produire de façon plus sûre et plus rapide des médicaments qui résisteront à ses propres exigences. Ces partenaires ont leurs propres épreuves, leurs propres critères et peuvent dire aux scientifiques en quoi ce qu'ils proposent est pertinent pour eux. Le savoir est fiable pour l'industrie pharmaceutique puisqu'il a répondu à ses exigences. Second circuit, le scientifique s'adresse au grand public au nom de la science, comme s'il était détenteur d'un savoir objectif et, comme à l'école, les gens doivent se laisser prendre au dilemme: " a-t-il raison ou tort ? " ou à de grandes questions du genre: " est-ce que le secret de notre être serait dans nos gènes ? " Et ce public-là n'est pas habilité à poser la question: " En quoi est-ce pertinent pour nous ? " Or, il est tout à fait légitime que le public soit habilité à demander ce que cette information sur la carte génétique peut faire dans sa vie de tous les jours, sur l'ensemble de ce qui sera changé dans le mode de fonctionnement social, si l'on peut prévoir les maladies, si l'on peut cartographier non une carte génétique mais quasiment un humain. Pourtant, les savoirs scientifiques peuvent ici circuler sans plus rencontrer d'interlocuteur capable de poser la question maîtresse - en quoi ce que vous proposez est pertinent pour nous ? - qui permet aux scientifiques de travailler ensemble. On appelle sans cesse le public à oublier ce qui l'intéresse pour adopter le point de vue scientifique, objectif. Ce qui faisait la fiabilité des sciences - la présence à chaque étape de nouveaux interlocuteurs avec de nouvelles exigences et épreuves -, disparaît dès qu'on s'adresse à l'opinion: " Ceci est scientifique, apprenez ce que nous savons."

 
Mais comment le citoyen peut-il intervenir sans connaissances préalables ou avec des connaissances tout à fait générales ?

 
I. S.: Ce serait une mauvaise utopie que les citoyens exigent d'avoir leur mot à dire, par exemple, sur le Big Bang qui est un pur bébé de la science, entièrement construit avec des références scientifiques. Cette hypothèse ne change rien dans la vie effective des gens. Le Big Bang peut intéresser les rêves et chacun est libre d'en faire ce qu'il en veut dans ses récits, même les catholiques peuvent le reprendre pour en faire un acte de création divin. Le Big Bang est libre dans les histoires que les gens aiment à se raconter. Mais son existence - est-ce que cette hypothèse va tenir ou non ? - dépend entièrement des scientifiques.

Il est intéressant de suivre un énoncé scientifique et de voir à quel moment il se présente comme devant intéresser l'histoire collective. Par exemple, dès que le biologiste parle de maladie humaine, cela intéresse tout le monde, c'est un problème d'avenir collectif pour la société. Mais, autant la carte génétique avance de manière solide, autant manquent les recherches, les constructions de pensée sur les conséquences de la corrélation statistique de possibilités de maladies avec des particularités de la génétique qu'on peut analyser dès la première cellule. Va-t-on vers un nouvel eugénisme ? Quid des assurances, des tests d'embauche ? Chaque individu va-t-il devenir porteur d'une carte d'identité de ses " risques génétiques " qui aboutirait à un nouveau classement de l'espèce humaine ? (2) Les lois actuelles ne suffisent pas pour résister à ce genre d'avenir. Il faut un intérêt, une compréhension dans la population pour éviter ce futur qui arrive sur la pointe des pieds. Il faut des pratiques de pensée et de résistance, de la démocratie, c'est-à-dire des débats citoyens qui font qu'on ne s'en remet pas à des lois pour interdire mais que l'on pense quel avenir nous voulons. Il faut que ceux qu'une proposition intéresse - au sens de concerne - aient les moyens de s'y intéresser activement. Si une proposition d'un physicien concerne les chimistes, ceux-ci ont les moyens de s'y intéresser, c'est-à-dire de voir si cette proposition rencontre effectivement leurs propres intérêts, voire de transformer leurs intérêts, ils ne vont pas accepter passivement d'être transformés par la proposition venue du physicien. De la même manière, si une proposition intéresse le genre humain, on ne peut dire: seuls les scientifiques sont compétents; ce n'est plus une simple affaire de laboratoire, on lui prête des pertinences qui doivent aussi être mises à l'épreuve. On ne peut faire le bien de gens grâce à la science sans que ces gens soient concernés par la manière dont on fait le bien. C'est malsain ailleurs, mais aussi en sciences !

 
Vous refusez LA science et vous préférez parler d'une pluralité de pratiques scientifiques, chacune étant validée ou non dans son propre domaine. Mais que faites-vous de la cohérence ?

 
I. S.: Il y a plusieurs sortes de cohérences. La cohérence entre l'état actuel de nos sciences et l'époque est très forte et traduit les malheurs de notre époque. En effet, beaucoup plus d'efforts sont consacrés aux domaines du savoir qui peuvent susciter de nouveaux procédés industriels ou de nouvelles gestion du " troupeau " humain qu'aux domaines gênants. Il n'y a qu'à voir les difficultés qu'ont les sciences de terrain à se développer. Il serait pertinent de pouvoir tirer une sonnette d'alarme quant aux gâchis écologiques engendrés par un nouveau procédé industriel. Mais dans ce cas, on demande aux scientifiques des preuves de laboratoire qu'ils sont le plus souvent bien incapables de fournir à partir des indications de terrain. Les biologistes qui devaient donner des quotas de pêche aux industries le long de la façade atlantique du Canada savaient que, s'ils ne prenaient pas l'hypothèse la plus optimiste pour les pêcheurs, on leur dirait qu'ils n'avaient rien prouvé. Aussi, ils ont donné sans cesse les quotas les plus favorables. Résultat, un des bancs de morues les plus gigantesques du globe a disparu. La manière dont on entend les différents scientifiques est tout à fait cohérente avec les rapports de force de l'époque. De temps en temps, émergent heureusement des contre-pouvoirs qui exigent un savoir pertinent pour eux.

 
Et la cohérence entre les disciplines actuelles ?

 
I. S.: On n'en est pas à une cohérence des savoirs entre eux qui donnerait une approche cohérente de la réalité, c'est plutôt l'incohérence et la guerre qui sont la règle ! Un scientifique de renom comme Jean-Pierre Changeux annonce avec l'Homme neuronal que notre activité psychique, y compris artistique, l'ensemble de notre pensée vont trouver leur secret dans la population des neurones interconnectés et il annonce, non de nouveaux liens plus intéressants avec les sciences humaines ou cliniques, mais le fait qu'on va les remplacer ! Maintenant que la " vraie " science s'avance, exit ces malheureuses sciences humaines qui croient pouvoir se passer des neurones... C'est un exemple d'un état de guerre où, très souvent, le progrès d'une science est présenté comme la défaite d'une autre, où il s'agit de rapports de conquêtes, d'exclusion, de disqualification. Exit les fausses sciences ou les sciences faibles, la vraie science est là. Pour ma part, j'essaie de travailler à une conception cohérente. C'est justement ce qui m'amène à dire: attention, les pratiques scientifiques doivent être diverses. Ce qu'un savoir peut exiger d'un atome, d'un électron ou d'une molécule, il ne peut l'exiger d'un être humain ou d'une société. Nous n'attribuons aucun point de vue à une molécule: son comportement traduit les conditions où nous la mettons. Nous pouvons la mettre dans les conditions que nous inventons pour mettre en scène les propriétés qui nous intéressent. Si je m'adresse à vous-même et que je prends la même liberté: qu'est-ce qu'il ferait si...je deviens un tortionnaire. C'est ce qui s'est passé dans les camps nazis où des scientifiques avaient toute la liberté d'empoisonner, de rendre malade ou de tuer. En traitant les humains comme des molécules, on a été tortionnaire et - c'est très important - on n'a produit aucun savoir pertinent. Car, ce qui nous intéresse quand on s'adresse à un être humain, c'est plutôt: de quoi a-t-il besoin pour devenir responsable, imaginatif, inventif ? Pour devenir libre ou créatif, et pas malheureux et passif. Si nous tenons compte que s'adresser à un être humain n'est pas la même chose que s'adresser à une molécule, il faut s'attendre à ce que les pratiques scientifiques dans les sciences humaines ne ressemblent pas aux pratiques scientifiques dans les sciences expérimentales qui s'intéressent à des objets indifférents aux questions qu'on leur pose. La cohérence pratique vient de ce que la diversité des sciences traduit la diversité des problèmes que nous pose le monde.

 
Comment penser l'universalité ?

 
I. S.: L'universalité fait partie du " cahier des charges " pour reconnaître la validité d'un " être " scientifique comme l'élection ou d'une interaction comme la gravitation universelle. Si sur la Lune, les astronautes avaient constaté que les objets tombaient avec la même accélération que sur Terre, alors que la Lune est un corps plus léger, on aurait dû tout recommencer depuis Newton ! Si nous rencontrons une contradiction, soit nous devons comprendre autrement la situation pour qu'il ne s'agisse plus d'une contradiction, soit nous devons revoir nos conclusions. L'attribut d'universalité fait partie de ce que nous exigeons d'un être scientifique. Si l'on se rendait compte que le sida se propageait en Afrique sans virus et ici avec un virus, on devrait conclure à deux maladies distinctes.

Mais toutes les questions ne sont pas universelles de la même façon. Est-ce que tous les êtres humains peuvent guérir avec les mêmes procédés ? Cela dépend de la notion même que nous avons de la maladie. Comme les bactéries sont les mêmes partout, les antibiotiques devraient marcher partout. Il y a guérison universelle puisqu'on s'adresse à un être identifié au laboratoire, la bactérie. Par contre, cela n'est pas évident pour les maladies humaines qui atteignent l'identité à soi. Peut-être que la manière dont un être humain devient malade fait partie de sa culture. L'universel sera alors de respecter et de prendre en considération ce phénomène. Universellement, nous aurons appris que nous ne pouvons pas traiter ces maladies indépendamment de la culture du malade.

 
Dans le cas des maladies mentales, d'accord pour la psychiatrie et les traitements médicamenteux, mais pouvez-vous opposer la même objection à la psychanalyse ?

 
I. S.: La psychanalyse prétend atteindre un niveau de compréhension des troubles psychiques pour tout humain. Il faut se demander d'où viennent ses prétentions, comment elle les soutient . Comment Freud dans son " laboratoire " viennois, ayant à faire à des bourgeoises du début du siècle, a pu construire une théorie du psychisme universelle ? Ce n'est pas parce qu'une théorie parle du psychisme en tant que tel qu'il faut accepter sans preuve ses prétentions à l'universalité. Pour le moment, on ne peut pas dire que la psychanalyse fasse la preuve de sa validité aussi bien chez un Africain ou un Japonais que chez un Occidental. J'ai d'énormes doutes !

 
Le livre (3) d'Alan Sokal s'inscrit -il dans l'affirmation d'une science forte, vraie dont vous parliez à propos de Jean-Pierre Changeux ?

 
I. S.: C'est moins intéressant et plus attristant que Jean-Pierre Changeux. Dans une société non démocratique où l'on s'adresse au public pour l'impressionner, Changeux faisait son métier de scientifique. Bricmont et Sokal s'adressent au public pour qu'il se moque d'une série d'auteurs: pas besoin de les lire, d'ailleurs nous ne les avons pas lus - au sens d'essayer de comprendre -, disent-ils, une faute suffit à disqualifier ces auteurs. C'est une mauvaise action qui crée un rapport de mépris gratuit. Au contraire, nous avons besoin de nous intéresser aux sciences sans avoir peur. C'est ce que fait Bruno Latour qui prend le risque d'ouvrir de nouveaux accès pour comprendre comment fonctionnent les sciences. Bricmont et Sokal créent un surcroît de terreur, de soupçon pour tous ceux qui osent s'intéresser aux sciences. Attention, disent-ils en substance, si vous parlez de sciences, il s'agit d'abord de ne pas vous tromper; il faut d'abord que vous retourniez à l'école et que vous appreniez bien votre leçon, ensuite vous serez éventuellement autorisé à parler. Ce n'est pas une attitude citoyenne. Il peut y avoir des erreurs graves quand on détourne une argumentation scientifique. Il y a des erreurs qui n'en sont pas quand on crée une métaphore. Il y a toutes sortes d'erreurs. Un bon enseignant sait les distinguer. Sokal et Bricmont se bornent à barrer rageusement ce qui ne leur convient pas. Ils sont indifférents à ce qu'ils critiquent.

 
N'est-ce pas aussi une réaction à une période où beaucoup de repères sont troublés, et pas seulement dans le champ scientifique ?

 
I. S.: Bricmont et Sokal sont deux physiciens théoriciens, ils sont loin de représenter les scientifiques, même ceux de sciences dites " dures ", physique, biologie, chimie. Ils représentent une petite fraction des physiciens qui ressent une certaine crise aujourd'hui. La physique théorique est en crise et pas à cause de ceux que critiquent Sokal et Bricmont ! Le symbole en serait plutôt la décision de la Chambre des représentants aux Etats-Unis d'abandonner le " super-collider " (4): ces physiciens craignent que des recherches qui étaient pour eux la pointe avancée du savoir soient dites trop coûteuses, pas assez intéressantes... Notre époque ne respecterait pas assez les savoirs dits fondamentaux, c'est-à-dire les leurs. Si la physique des hautes énergies ne reçoit plus de subventions, c'est que notre époque ne cultiverait plus le respect pour le savoir désintéressé. Et, comme ils ne peuvent pas grand chose contre le Sénat américain, ils se tournent contre tous ceux qui semblent porteurs de ce manque de respect.

 
Mais y a-t-il une crise de leur discipline en soi ?

 
I. S.: Le fait que des recherches deviennent de plus en plus coûteuses et qu'il soit de plus en plus difficile d'expliquer à la chambre des représentants, mais aussi de façon plus générale, l'intérêt de ces recherches pose des problèmes qui existent à l'intérieur même des équipes de recherche en physique des hautes énergies. Le " rapport qualité/prix ", c'est-à-dire le caractère significatif de ce que l'on retire par rapport à l'effort gigantesque nécessaire à produire cette information, est défavorable. Les difficultés de communication entre physique expérimentale et physique théorique vont croissant. C'est probablement une science en crise. Mais, beaucoup de physiciens ont tendance aujourd'hui à répondre à cette situation de crise interne par une fuite en avant: quelque part, si l'on va plus loin, plus à fond, on trouvera la grande clé qui permet d'unifier tous les phénomènes...

 


* Après des études de chimie à l'Université libre de Bruxelles où elle collabore avec le prix Nobel Ilya Prigogine, elle devient docteur en philosophie, discipline qu'elle enseigne à présent à l'ULB.Ses recherches et ses théories ont été publiées en sept volumes sous le titre général "Cosmopolitiques" aux Editions La Découverte en 1996 et 1997.

1. Sciences et pouvoirs, la démocratie face à la technoscience, d'Isabelle Stengers, éditions La Découverte, 1997, 120 p., 69 F.

2. L'Humanité du 16 octobre 1997 révèle la controverse autour d'un projet de l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS) sur " la médecine de prévision appliquée au travail " qui comprend " les facteurs de risque d'ordre génétique ".

3. Impostures intellectuelles, d'Alan Sokal et Jean Bricmont, éditions Odile Jacob, 1997, 280 p., 140 F.

4. Il s'agit du projet américain de Super-Collisionneur Supraconducteur (SCS) abandonné en octobre 1993.Le Prix Nobel Steven Weinberg y voit un " symptôme du désenchantement face à la science pure " dans son dernier livre paru, le Rêve d'une théorie ultime, Editions Odile Jacob, 1997, 280p, 160F.

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