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Joël Jouanneau " Je ne suis pas pour " le pouvoir aux créateurs ", mais pour " le pouvoir à la création " " Par Raymonde Temkine |
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Entretien avec Joël Jouanneau Voir aussi Ah, les Québéquois ! , La distribution |
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Jusqu'au 15 juin, Joël Jouanneau présente au Théâtre du Vieux-Colombier à Paris une pièce de l'auteur dramatique québécois Normand Chaurette, les Reines, dont ce sera la création en France.
Le metteur en scène affirme par là sa volonté de se consacrer à une exploration du théâtre contemporain.
Ce sera l'occasion, après l'intérêt provoqué au Festival d'Avignon 1996 par le Passage de l'Indiana de Chaurette, dans une mise en scène de son compatriote, Denis Marleau, d'approfondir notre connaissance d'un écrivain de théâtre à la langue superbe.
Rappelons que le premier à l'avoir mis en scène en France est Gabriel Garran, grand découvreur d'auteurs dramatiques québécois.
Si Fragments d'une lettre d'adieu lue par des géologues n'a pas eu en 1986 l'audience méritée, ceux qui l'ont vue n'ont pu oublier sa force et son originalité.
La consécration devrait venir, avec les Reines, à Chaurette, servi par un metteur en scène dont la longue pratique de la scène a mûri le talent..
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Vous avez, entre autres activités, été journaliste et reporter à Révolution tout en animant une compagnie de théâtre amateur et c'est en Seine-Saint-Denis - vous y avez un temps été en charge des Affaires culturelles de la ville de Saint-Denis - que l'amateur s'est mué en professionnel.
Comment s'est fait le passage ?
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Joël Jouanneau : La Seine-Saint-Denis est en effet le berceau de mon activité théâtrale.
Pendant vingt ans, à Stains, le Collectif des Grands Luxes que j'animais a monté un spectacle par an avec les 10 000 F, jamais réactualisés, qui nous étaient alloués.
Je faisais tout, décors, costumes, éclairages.
Ce nom curieux était un hommage au spectacle Luxe de la compagnie TSE d'Alfredo Arias.
J'ai tout quitté, journalisme, reportage, pour des raisons que je dirais d'hygiène mentale.
Je me sentais mal à l'aise, fragmenté, et incapable de recoller les morceaux de ma personnalité.
Cela m'est apparu clairement après les reportages au Moyen-Orient.
Pas à cause de la guerre, pas pour des implications politiques: une névrose personnelle.
Sans savoir où j'allais, j'ai tout arrêté pour faire le vide.
J'ai eu la chance de rencontrer Bruno Bayen qui m'a accepté pendant deux ans comme collaborateur.
C'est l'écriture qui m'a sauvé.
J'ai écrit ma première pièce, Vie d'orage à Gaza.
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Mais vous vous consacriez encore à faire vivre votre compagnie ?
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J.
J.: Oui.
René Gonzalès, qui dirigeait le Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis, venait régulièrement à Stains voir mes spectacles.
C'est lui qui m'a convaincu de sauter le pas." Quand tu seras décidé, m'a-t-il dit, fais ton premier essai sur moi ".
J'ai choisi la Décision de Botho Strauss, ce n'est pas une pièce mais l'adaptation d'un roman, et c'est ce qu'ensuite j'ai pratiquement fait jusqu'ici avec Walser, Dostoïevski, Conrad...
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Pourquoi préférer adapter pour la scène plutôt que jouer une pièce ?
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J.
J.: Parce que je suis un grand lecteur de romans, et peu de pièces.
Quand l'envie me prend de faire partager mon plaisir du roman que j'aime, je l'adapte.
Mais je respecte l'auteur, il n'y a jamais un mot qui soit de moi.
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Les Reines, c'est une pièce pourtant.
La Décision, a été bien accueillie.
La suite a découlé.
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J.
J.: Non.
Un premier spectacle ouvre rarement la voie à un deuxième.
Peu de professionnels, de décideurs, de critiques même se dérangent pour venir voir.
Il y a un manque de curiosité.
C'est grâce à Jacques Denis que Gaza a été joué à Genève, au Théâtre de Poche, mais plus tard.
Maintenant j'ai tout un parcours en Suisse où René Gonzalès dirige le Théâtre Vidy-Lausanne.
C'est Alain Crombecque qui m'a permis de démarrer.
Nous nous étions connus quand j'assistais Bayen qui mettait en scène OEdipe à Colone au Festival d'Avignon.
Crombecque m'a demandé de l'aider à lancer un projet Pinget auquel se sont trouvés associés Jean-Paul Roussillon et Chantal Morel.
Moi, j'ai mis en scène l'Hypothèse que David Warrilow a accepté de jouer; on ne le connaissait guère alors, ou très peu, il n'avait encore joué en France que le Dépeupleur de Beckett.
Cela marque le début d'une merveilleuse collaboration.
Et puis, à Avignon de nouveau, en 1989, il y a eu ma pièce le Bourrichon dont on a pas mal parlé.
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Vous êtes un homme de fidélité: Warrilow, et encore votre décorateur Jacques Gabel.
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J.
J.: Et l'éclairagiste Claude Thévenon.
Je les ai connus tous les deux à Saint-Denis.
Jacques a fait gratuitement le décor de mon dernier spectacle amateur, et, depuis, tous les autres.
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Je pense avoir vu tous vos spectacles professionnels et j'ai spécialement aimé l'Institut Benjamenta que vous avez adapté d'un roman de Robert Walser.
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J.
J.: Il marque pour moi un tournant, une radicalisation, le désir d'épurer la forme, de servir mieux le texte et l'acteur en travaillant moins l'image.
Cela permet aussi de faire voyager le spectacle et je suis très attaché à la tournée.
C'est ce qui permet de rester solitaire et indépendant.
Je n'ai aucune envie de diriger une institution.
Accepter, ce serait pour moi une défaite.
Le ministère réduit certains, en asphyxiant économiquement les compagnies.
Je ne suis pas pour " le pouvoir aux créateurs " selon la formule lancée à la fin des années 60, mais pour " le pouvoir à la création ".
C'est à son service que sont des gens comme René Gonzalès ou Didier Thibaut qui dirige la scène nationale de Villeneuve-d'Ascq.
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N'êtes-vous pas, depuis quelque temps, en résidence à Sartrouville ?
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J.
J.: Pas en résidence.
Je suis metteur en scène associé, c'est beaucoup mieux.
Claude Sévenier, directeur du théâtre de Sartrouville, m'a offert d'y travailler, sans contrat, sans engagement, sans obligations.
Notre association depuis 1989 repose sur le désir.
J'y suis ou je n'y suis pas selon les besoins.
Cette liberté me permet de suivre mes tournées et, d'autre part, être présent souvent a créé un rapport qui m'est précieux avec le public de Sartrouville.
Il est bon d'être indépendant mais être marginalisé étouffe.
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Les Reines, maintenant: est-ce une exploration du répertoire québécois qui vous a fait découvrir la pièce de Normand Chaurette ?
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J.
J.: Non.
Je connais très peu le théâtre québécois.
Mais je me contrains à lire trois manuscrits par semaine, naturellement ceux qu'éditent Actes-Sud Papiers, Théâtre ouvert, Théâtrales...
On m'en envoie aussi personnellement.
En 1991, Actes-Sud Papiers a publié les Reines.
J'ai tout de suite été conquis par la langue, orale, musicale, par la liberté avec laquelle Chaurette y aborde Shakespeare.
Je pense que Shakespeare parle moins d'aujourd'hui qu'on ne le dit, et qu'il faut le jouer parce que c'est un poète.
Il y a connivence de Chaurette avec Shakespeare.
Ces personnages, ces reines appartiennent à l'Histoire, mais c'est grâce à lui qu'elles occupent encore notre imaginaire.
Chaurette se permet beaucoup de libertés avec la vérité ou réalité historique ainsi qu'avec Shakespeare.
Ce que j'ai admiré, c'est une grande modernité d'écriture greffée sur une sorte de québécois archaïque.
J'ai tout de suite voulu créer la pièce en France; en 1991, elle l'a été à Montréal par André Brassard.
Mais Laurence Février s'en était assurée les droits pour deux ans.
Comme elle ne l'a pas montée, en 1995 je me suis adressé à Chaurette et il me les a donnés.
Ce qui me passionne, outre la langue, c'est le rapport au temps: historiquement, les événements couvrent bien une période de quinze années, et tout est condensé en un jour.
Ce précipité de l'action tient de l'apocalypse.
Et, pour réunir ces femmes dont certaines se sont rencontrées en effet mais d'autres pas, il imagine le rite de " l'élévation des reines " qui se répète tous les jeudis.
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Mais qu'est-ce que ce rite ? Paul Lefebre, qui a préfacé l'édition d'Actes Sud-Papiers, se borne à n'en dire que son sens, " comme celui de tant de pratiques évoquées dans les textes du passé, nous semble merveilleusement obscur ".
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J.
J.: Et pour cause ! C'est une invention de Chaurette et, simple lecteur, je l'ai tout de suite compris, ce qui est témoigner qu'on peut prendre un grand plaisir au texte sans avoir de connaissances historiques.
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Quand même ! Rien que la liste des personnages: future reine d'Angleterre, reine d'Angleterre, ex-reine d'Angleterre, et les noms Edouard, George, Richard, fils d'une duchesse d'York, sont des références si explicites à Richard III qu'on ne peut manquer de donner à la pièce son arrière-fond de Guerre des Deux-Roses.
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J.
J.: Je ne pense pas que ce soit ceux qui ont la connaissance de cette période historique et y penseront sans cesse qui seront le plus à l'aise.
Les sources de Chaurette sont là, mais il a le même rapport à l'histoire que moi, il la traverse, s'en imprègne et l'oublie.
C'est ce que j'invite les comédiens à faire: oubliez le plus vite possible les quelques éléments historiques donnés, vous jouez une partie de poker menteur, ce sont les hommes laissés ici dans la coulisse qui tiennent en main les cartes.
Pauvres reines phagocytées par l'Histoire ! La morale pourrait être qu'il vaut mieux être domestique de ferme que reine d'Angleterre.
S'approcher du pouvoir, c'est s'approcher du feu jusqu'à s'y consumer.
On parle sans cesse ici de " la fournaise ".
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Comme beaucoup de spectateurs voudront démêler les rapports complexes entre ces reines, précisons quelques points.
Bien que les temps se chevauchent et que l'horizon s'élargisse jusqu'à la Russie, la Chine où la reine Marguerite prétend être allée et qu'elle en revient, tout se passe à Londres, par temps de neige, et le moment charnière est celui de l'agonie du roi Edouard IV.
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J.
J.: Oui, moment où toutes les ambitions se déchaînent.
Mais tantôt on dit Edouard mort, et tantôt non.
Et pour George, son cadet, il en est de même.
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Shakespeare - ce n'est peut-être pas l'exacte vérité historique mais sa version fait autorité - nous montre George assassiné à la Tour, son corps jeté dans un tonneau de malvoisie, avant la mort du roi qui s'en afflige.
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J.
J.: Ici, ce serait plutôt après et l'agonie de l'un, la mort de l'autre n'interfèrent pas.
Mais chez Chaurette comme chez Shakespeare, le maléfique Richard, frère ruiné, est bien celui qui a éliminé ou éliminera tous ceux qui lui barrent l'accès au trône.
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Invisible mais toujours présent.
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J.
J.: Il y aura en permanence sur la scène son soulier de pied-bot.
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Les trois reines - considérons comme reine aussi la terrible duchesse d'York, seulement mère de rois - et Anne Warwick, courtisée à la hussarde par Richard (" Je l'aurai, mais je ne la garderai pas longtemps ") viennent de Richard III, bien que très différentes ici, Anne en particulier.
Il n'y était fait nulle mention d'Isabelle Warwick, femme de George, personnage ainsi tout à la discrétion de Chaurette.
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J.
J.: Il fait surtout une terrible ambitieuse de cette Warwick sans ascendance royale, ce qui fait qu'elle, ainsi qu'Anne sa soeur, sont traitées en parvenues par les reines.
Aussi ai-je tenu à ce qu'elles ne soient pas des sociétaires de la Comédie-Française comme les aînées.
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Ne l'est pas non plus l'interprète d'Anne Dexter, une York, bien de la famille royale, elle.
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J.
J.: Sans doute, mais si différente, et rejetée, réduite à la non-existence par sa propre mère.
Pour moi, c'est elle qui est au centre de la pièce, et je souhaitais que la comédienne, à la différence des autres, soit peu connue.
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Paul Lefebvre dit qu'elle est " l'oeil du cyclone ", toute à son amour pour George et non concernée par le déchaînement de toutes ces ambitions.
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J.
J.: Je me suis interdit de lire cette préface mais je suis tout à fait d'accord avec ce qui est dit là.
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Anne, cette Anne-là, figure bien dans le tableau généalogique des familles royales d'Angleterre, mais elle y passe vraiment inaperçue.
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J.
J.: Elle a été mariée à un duc d'Exeter.
Chaurette en a fait Dexter, soit destre = droite.
Sa mère lui a fait couper les mains et la langue pour la punir de son inceste.
Cette monstruosité est empruntée à une autre pièce de Shakespeare, Titus Andronicus.
Anne, la muette, est censée pouvoir parler cependant, mais seulement avec sa mère, si celle-ci le lui permet.
Tout pourrait d'ailleurs se passer dans la tête d'Anne Dexter.
C'est le personnage qui me fascine.
Elle appartient au monde d'avant la faute, celui du Jardin d'Eden dont j'ai moi-même la nostalgie, alors que sa mère, la duchesse d'York, à qui Chaurette donne 99 ans, envisage déjà un au-delà du Déluge.
Seule note optimiste, elle meurt tournée vers l'avenir: son destin lui a permis, dit-elle, de voir de ses yeux " qui ont presque cent ans/ Qu'il n'y a plus rien derrière/Et que tout est devant ".
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Est-ce Jean-Pierre Miquel, l'administrateur général de la Comédie-Française, qui vous a demandé de mettre en scène les Reines au Vieux-Colombier ?
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J.
J.: Non.
Il voulait me passer commande d'une pièce pour des comédiennes de la Maison.
Mais je ne travaille jamais à la commande.
Je lui ai proposé deux pièces qui ne comportent que des rôles de femmes.
Il a choisi celle-ci.
Je tenais absolument à avoir Christine Fersen et Catherine Hiégel.
Elles ont accepté.
La troisième sociétaire de la Comédie-Française est Martine Chevallier.
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Nous avons balisé la voie pour ceux qui ne pourront oublier Shakespeare.
Mais, vous l'avez dit, vous comptez, vous, sur une compréhension plus directe.
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J.
J.: Sur la beauté de la langue et la force des passions qu'enflamme la soif du pouvoir qui, bien au-delà de ces reines, peut mener quiconque à la folie.
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Vous venez de monter à Lausanne la pièce de Jean-Luc Lagarce, J'étais dans la maison et j'attendais que la pluie vienne, quand Nordey la mettait en scène à Paris.
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J.
J.: J'ai les droits mais je ne demande jamais l'exclusivité.
Du coup, elle a été montée aussi en Belgique.
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Elle comporte, comme les Reines, uniquement des rôles de femmes.
Est-ce un hasard ?
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| J. J.: Non. Dans mes pièces, j'ai du mal à faire parler un personnage féminin, c'est un problème que je n'arrive pas à résoudre. Alors, je me suis attaché à des auteurs qui y réussissent. Si bien que, depuis janvier, je travaille avec onze comédiennes, six chez Chaurette, cinq chez Lagarce. Mais je suis convaincu après cela que mon problème est sans solution. Il faudra que je fasse avec ce que je suis. Par contre, la collaboration de Chaurette avec moi s'est révélée si importante, si féconde que je veux poursuivre avec des auteurs de ma génération. Je vais mettre en scène à Sceaux et Lausanne une pièce d'Yves Ravey, Monparnasse reçoit (non, il n'y a pas de t) dont il m'a envoyé le manuscrit. A Théâtre Ouvert et Strasbourg, ce sera Rimmel de Jacques Séréna que m'a transmis Jean-Louis Martinelli. Tous deux sont des romanciers que publient les éditions de Minuit. Ce sont des premières pièces encore inédites. Ils ne connaissent pas le théâtre, ils n'y allaient pratiquement pas - maintenant, si, bien sûr. Et cette méconnaissance leur fait rêver un théâtre qui m'oblige à me poser des questions en tant que metteur en scène. Le héros de Ravey, très kafkaïen, est simple employé pompiste d'AGIP. Les personnages de Séréna squattent, volent un peu, et se posent des questions sur leur sexualité. Leurs écritures sont extrêmement différentes mais directes, on sent que, comme Pinget, ils travaillent à l'oreille. C'est une langue pour les acteurs, ce qu'ont bien senti Roland Amstutz, Nada Stancar, Hervé Pierre, François Clavier...partant pour l'aventure. |
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Ah, les Québéquois !
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Le théâtre québécois s'est émancipé du modèle français dans les années 60. Ce qui nous a été révélé en 1968 par les Belles-Soeurs de Michel Tremblay, suivi de A toi pour toujours, ta Marie-Lou. Tremblay en reste le chef de file incontesté. En 1985, est joué encore en France Albertine en 5 temps. A la même génération appartiennent Michel Garneau, Quatre à quatre, Jean Barbeau, Solange... Dans les années 80, une rupture s'opère. Les auteurs centrent moins leur intérêt sur la seule réalité québécoise (les aînés ont gagné la partie). Michel-Marc Bouchard s'impose avec les Feluettes, Marie Laberge est révélée par l'Homme gris (1984). Dix ans après, Gabriel Garran revient à elle avec le Faucon joué actuellement avec succès. Normand Chaurette s'émancipe plus qu'eux encore des réalités québécoises, travaillant une langue volontairement artificielle, situant volontiers ses pièces en Europe et hors du temps - apparemment bien sûr. Robert Lepage, le plus connu, est en pointe aujourd'hui quant à l'appropriation des nouvelles technologies par le théâtre. Des jeunes se font connaître en France: Daniel Danis, Celle-là, Jean-François Caron, Aux hommes de bonne volonté.n R. T. |
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La distribution
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La reine Marguerite (Catherine Hiégel), veuve du roi Henry VI déposé, emprisonné et assassiné; elle est française. La duchesse d'York (Christine Fersen), jamais reine, mais la mère de deux rois, Eouard IV et Richard III. La reine Elisabeth (Martine Chevallier), elle a épousé en secondes noces Edouard IV. Isabelle Warwick (Emmanuelle Messignac), femme de George, frère cadet d'Edouard IV, assassiné sur l'ordre de son frère Richard. Anne Warwick (Cécile Garcia-Fogel) femme en secondes noces de Richard III et reine éphémère assassinée par lui. Anne Dexter (Océane Mozas), fille de la duchesse d'York et soeur d'Edouard, George, Richard. Un amour incestueux entre elle et George.n R. T. |